De la viewpoint dans l’image – Surlimage

نوشته شده در موضوع خرید اینترنتی در ۲۲ آذر ۱۳۹۴

• Approche générale : La viewpoint comme forme symbolique
• Représentations en viewpoint
   – La “constructione leggitima” d’Alberti
   – Principe de la projection en perspective
• Perspective et représentation
• Les machines à représenter
• Regard et viewpoint
   – L’image en perspective
   – La boule spéculaire
   – Des regards différents devant une photographie ou au cinéma
• Jeux et ruptures de perspective
• Conclusion sur la viewpoint
• Ressources complémentaires
– partager, imprimer

La viewpoint comme forme symbolique

C’est le titre de l’ouvrage de Erwin Panofsky dans lequel l’auteur, en refusant de réduire la viewpoint linéaire à un elementary problème technique ou mathématique, montre que contrairement aux idées reçues, elle ne conform pas une compensation fidèle de la prophesy “naturelle” de l’homme mais qu’elle est une construction symbolique de l’espace représenté. (۱)

Elaborée à partir de la Renaissance et constituant, depuis, le modèle widespread de représentation de l’espace, non seulement dans les humanities picturaux, mais aussi dans les machines à représenter (appareil photo, caméra…) la viewpoint linéaire a apporté de profonds bouleversements dans la figuration.

Si elle permis une libération des formes en cherchant à objectiver la représentation, elle s’est transformée aussi – dans le même temps et standard le rejet de toute interprétation biased que cette objectivation supposait – en norme, en modèle dont les effets influencent aujourd’hui le fondement même de notre notice visuelle.

C’est dans cette dialectique que l’on peut résumer ci-après les grands traits de la perspective.

Une des premières révolutions conceptuelles que l’on peut attribuer à la viewpoint a été de se débarrasser des valeurs symboliques et religieuses qui structuraient auparavant la peinture.
La viewpoint se veut être une forme design de la représentation, une indeterminate d’ériger l’art en science, avec ses règles et ses lois.
La viewpoint est présentée comme une fenêtre sur le monde (et cet aspect est toujours largement partagé aujourd’hui encore).

Si un tableau est positionné à l’emplacement qu’il représente et si le courtesy du spectateur occupe la place qu’occupait le courtesy du peintre, alors les lignes, formes et objets du tableau complètent très précisément la partial de l’espace que ce dernier cache. Autrement dit le tableau semble transparent (Le mythe de la transparence de la représentation de l’image à sans doute quelque rapport avec cette origine). Le cadre ne fait que délimiter une partie de l’espace et la viewpoint est l’outil mathématique qui permet de prélever cet espace.

(On trouvera, au chapitre suivant, quelques principes qui guident la représentation en perspective.)

Avec la perspective, la place du subjectif est gommée, l’art est devenu science, la peinture libérée du poids des valeurs sociales et des idéologies antérieures standard une démarche de pensée rationnelle.

La viewpoint “a réussi à opérer la transposition de l’espace psychophysiologique en espace mathématique, en d’autres termes, l’objectivation du subjectif.” (2)

En voulant reproduire au mieux la réalité, “les peintres se sont en fait dotés d’un instrument infiniment and doué qui leur permet de construire des espaces imaginaires, d’inventer des fictions qui sont apparemment aussi cohérentes, aussi vraisemblables, aussi vivantes que la réalité.” (۳)

Mais cette libération ne pouvait s’accomplir qu’à l’intérieur d’une autre révolution and générale sur la sur la représentation du monde, la and importante sans doute. La viewpoint suspect en effet la construction d’un ou plusieurs “points de fuite”.
Le indicate de fuite est ce lieu abstrait où meeting les droites, il est situé à l’infini.

Or l’infini était jusqu’alors d’essence divine. Seul Dieu pouvait être infini. Représenter l’infini standard un point, concevoir même plusieurs lieux flow l’infini ou faire d’un lieu infini un centre, supposait de profonds bouleversements conceptuels. Ces changements n’ont donc pu se produire qu’en parallèle avec le développement des autres sciences, celui de la cosmologie en particulier.
C’est sans doute flow atténuer les effets d’un telle révolution que beaucoup des premières représentations en viewpoint rise converger le indicate de fuite sur un des personnages bibliques représentés, qui ainsi le porte mais aussi le masque.

(ci-contre : Triptyque de Dresde – Van Eyck – 1437)

Toutefois, plusieurs raisons rise que la viewpoint artificielle ne conform pas à la prophesy naturelle :

• La rétine de l’œil est sphérique. La projection des rayons lumineux ne se fait donc pas sur un devise mais sur une aspect curviligne. Assimiler une apportionment d’arc à la corde de cet arc a des conséquences à peine perceptibles si l’on ne prend en compte qu’une faible partie du champ visuel. En revanche, si le champ de prophesy est and large, les différences deviennent importantes et conduisent à des déformations latérales, bien connues en photographie, et qui ont posé des problèmes embarrassants aux théoriciens de la Renaissance.

Par exemple (dessins ci-dessous) : dans la représentation de colonnes alignées d’égales dimensions, la taille de chaque colonne en projection augmente avec l’éloignement : ABCDE. Ce qui ne conform pas à notre expérience visuelle de la réalité puisque dans ce cas là les colonnes étant de and en and éloignées du indicate de vision, leur taille apparente diminue. La projection devrait se faire sur une territory sphérique, l’angle correspondant à chacune des colonnes diminue bien avec l’éloignement, mais le résultat en deux measure ferait apparaître en garb de lignes courbes comme on peut le voir sur une photographie prize avec un objectif de form fish eyes.

• La viewpoint linéaire suspect un centre de prophesy unique, autrement dit une prophesy monoculaire. Or, notre système visuel binoculaire et la prophesy stéréoscopique qu’il permet, est une instrumentation particulièrement remarquable du vivant à la notice du service et en particulier aux objets qui nous sont proches. La différence entre la prophesy monoculaire et binoculaire n’est insignifiante que flow les objets et paysages éloignés.

• Lorsque l’angle de prophesy est perpendiculaire aux lignes des objets, celles-ci demeurent parallèles dans la représentation, et ne peuvent donc pas prendre pas en compte la différence de taille due à l’éloignement. Ce qui est sans grande significance flow des objets de petite taille, mais devient divergent flow des objets and grands.

• Toute notice visuelle est une construction neuronale complexe. L’image “naturelle” que nous percevons n’est pas le résultat de la delivery linéaire ou mécaniste de la projection rétinienne vers le cortex visuel. Elle est une élaboration complexe dans laquelle la majeure partie des informations est emanate des autres centres cérébraux.
Ainsi, la taille des choses que l’on voit n’a pas de valeur objective. Les visages, standard exemple, sont perçus sans grands changements apparents de taille. L’idée même de percevoir une ligne droite ne peut se concevoir sans une “éducation” du courtesy à cette fin. Percevoir une ligne droite, cela suspect en effet un déplacement du courtesy le prolonged de cette ligne, donc un présupposé sur la forme que le courtesy cherche à valider ou non. De même, la idea d’intersection à l’infini, est totalement abstraite puisqu’elle est hors de l’expérience quotidienne.
En fait, dans les 80 % d’informations qui nous servent à interpréter chaque notice naturelle, il y a de multiples représentations laissées standard toute notre expérience visuelle antérieure et parmi celles-ci, la viewpoint visuelle en est une composante essentielle.
S’il est besoin de preuve, flow montrer à quel indicate la viewpoint modèle notre perception, il suffit d’observer les dessins des jeunes enfants non encore familiarisés à ses lois.

La viewpoint a été une révolution conceptuelle si gift dans l’art pictural qu’elle structure aujourd’hui encore l’essentiel des représentations visuelles, même si, depuis son origine vieille de and de cinq siècles, il y eut une autre révolution conceptuelle, celle de l’art moderne, fondée précisément sur l’abandon de toute référence scientifique et perspectiviste.

(۱) PANOFSKY (Erwin), La viewpoint comme forme symbolique, Paris, Les éditions de minuit 1975.
(۲) PANOFSKY (Erwin), ib.
(۳) COMAR (Philippe), La viewpoint en jeu, Paris, Gallimard, 1992.

Représentations en viewpoint

La viewpoint linéaire est un processus conventionnel qui permet de représenter un objet d’un espace à trois measure sur un espace à deux dimensions. Elle peut se faire au moyen de 0, 1, 2 ou 3 points de fuite.

• Avec 0 indicate de fuite, la viewpoint dite perspective cavalière, n’affecte pas les measure et les proportions sur les lignes fuyantes. Toutes les parallèles d’un objet restent parallèles sur la représentation. C’est flow ces raisons qu’elle est très utilisée dans le dessin industriel.


• Avec 1 indicate de fuite, la viewpoint est dite frontale ou parallèle ou encore centrale. Les horizontales et les verticales restent parallèles entre elles, seules les lignes de côté meeting vers le indicate de fuite.

• Avec 2 points de fuite, la viewpoint est dite oblique. Seules les verticales restent parallèles. Dans une vue “normale”, les deux points de fuite sont situés sur la ligne d’horizon. La ligne d’horizon est ce qui conform à la hauteur du courtesy spectatoriel. Ainsi dans le schéma ci-contre l’objet représenté est en dessous de la ligne d’horizon ce qui suspect l’œil spectatoriel positionné au dessus de l’objet représenté.
La viewpoint à deux points de fuite est une construction fréquemment utilisée.

• Avec 3 points de fuite, la viewpoint est dite aérienne. Toutes les lignes parallèles d’un objet meeting vers un des points de fuite.

En fait, c’est cette dernière forme de viewpoint qui serait la and “juste”. En étant and rigoureux encore, les lignes de fuite devraient s’incurver sur des grandes distances.

Les constructions à ۰, ۱ ou 2 points de fuite sont des réductions de cette dernière.

Dans la viewpoint à ۲ points de fuite, on néglige les déformations sur la hauteur. Ce qui est sans grand effet flow les objets de faible hauteur.

Dans la viewpoint à ۱ indicate de fuite, on néglige les déformations verticales mais aussi latérales.
Ce qui est là encore sans grande significance à condition que le indicate de fuite ne soit pas trop éloigné du centre de l’image.
S’il est rigoureusement positionné sur l’axe central, il est juste alors que les lignes horizontales ne meeting pas.

Parmi les autres règles importantes de la construction en perspective, il y a celle qui positionne le (ou les) point(s) de fuite des lignes horizontales sur l’horizon, et qui,
du même coup, détermine la hauteur du regard.

Plusieurs méthodes de construction permettent de représenter un objet en perspective.
Voici, standard exemple, la “construzione leggitima” d’Alberti et le principe de la projection en viewpoint théorisé, entre autre, standard Desargues.

La “constructione leggitima” d’Alberti

Principe de la projection en viewpoint

Perspective et représentation

Dans les premières peintures qui, dans ce XVème siècle, mirent en focus les principes de la perspective, le indicate de fuite était positionné à l’intérieur du tableau et le and souvent à proximité de l’axe central.
Par la suite, le décentrement du indicate de fuite, et son ostracism même de la aspect représentée, a fait que le tableau s’est transformé en une “portion de réalité” où selon les termes de Panofsky “l’espace que l’on suspect d”borde de tous côtés l’espace représenté, la finitude même du tableau rendant obvious l’infinité de l’espace et sa continuité.”

Le premier qui osa un installation décentrement du indicate de fuite, ce fut encore Van Eyck. Décentrer le indicate de fuite (lorsqu’il n’y en a qu’un) construit une sorte de courtesy “de travers”.

Or porter un courtesy de travers sur l’ordre du monde établi, et à and gift raison sur le sacré, suspect ici encore un changement conceptuel si installation que le peintre à dû utiliser deux artifices :
disposer au premier devise la Vierge vue de face – ce qui renvoie la construction de la viewpoint à un devise secondaire – et insérer le surveillance dans un cadre en forme de fenêtre ogivée, ce qui permet,
en quelque sorte, d’attribuer la viewpoint non pas au courtesy du peintre, mais à une conditions “objective” d’une vue à travers une fenêtre qui découpe l’espace.

(ci-contre : Jan Van Eyck – La vierge dans l’église – 1425)

On peut alors se demander : que signifie la position du indicate de fuite et qu’est-ce qu’il traduit dans la représentation ?

Les lignes de fuite, principales ou secondaires, sont construites et portées standard les objets représentés. Elles sont préexistantes à la représentation.

Elles sont déjà un ordre symbolique construit standard l’homme. Ainsi un édifice, avec son design à angles droits, des piliers bien alignés, une façade principale, une entrée, etc., est un ordre de représentation qui a été conçu et réalisé dans cette intention.
A l’inverse, une sphère seule dans l’espace ne possède ni dessus, ni côtés prédéfinis. Elle ne possède pas de lignes de fuite, et en l’absence d’éléments visuels géométriques, tel que l’horizon standard exemple, il est unfit de déinir dans l’espace un indicate de fuite.
Les lignes de fuite apparaissent donc à partir des objets représentés et en particulier de la connaissance que l’on en a au préalable.

Si ce sont les objets représentés qui construisent les lignes de fuite dans la représentation, en revanche c’est le courtesy de celui qui représente qui détermine et construit la position du ou des points de fuite.

Regarder de “travers” peut alors se comprendre comme étant ne pas faire correspondre son courtesy avec le sens du courtesy préétabli standard l’objet ou le personnage représenté. Représenter un édifice de côté,
c’est une forme de misdemeanour de cette goal et on comprend alors toute la difficulté des précurseurs de l’époque à faire émerger des représentations “de travers”.

De même dans une construction à deux ou trois points de fuite, attribuer la valeur de “principal” à l’un ou l’autre des points de fuite est une démarche qui se fonde non sur la représentation elle-même, mais en référence à une prophesy supposée “normale” de la chose représentée.

D’une façon générale, parler de vue de gauche, de droite, de profil, de dessus… traduit le décalage qu’il existe entre la représentation et l’idée que l’on se fait de la prophesy normale de l’objet représenté. Parler de “vue de dessus” standard exemple, suspect que l’on ai défini un dessus et standard la même un horizon.
On appellera alors “vue de dessus” toute représentation qui rejette le indicate de fuite des verticales au dessous. De même flow un personnage, parler de “vue de face” suspect que les éléments du physiognomy (la face) soient face au courtesy de l’observateur. Mais un dé à ۶ faces ne peut avoir que des vues de face et pas de vue de dos.
On parlera éventuellement de vue de dessus ou de dessous, flow traduire sa position relations standard rapport à un autre objet, comme standard exemple celui qui le porte.

Nous pouvons donc apocalyptic que la représentation en viewpoint traduit la différence entre une certaine idée de la normalité, portée et révélée standard les lignes de fuite appartenant aux objets représentés, et le regard, qui détermine leur indicate de rencontre.

Dit d’une autre façon, la viewpoint régit la fight de deux symboliques : celle du représenté et celle de la représentation.

Les machines à représenter

Les machines à représenter, comme l’appareil de photo, de cinéma ou de vidéo, ont généralement été conçues de telle sorte qu’elles permettent de reproduire les effets obtenus standard la viewpoint linéaire. Ceci est dû aux caractéristiques communes entre ces appareils et les règles de la viewpoint linéaire que sont standard exemple : la prophesy monoculaire, la projection sur un devise (celui du film ou du capteur CCD), les objectifs qui ne déforment pas les verticales… Il existe bien entendu des exceptions à cette similarité.
C’est le cas de la stéréoscopie, de l’holographie ou and simplement des objectifs de très courte focale (de form “fish eyes”).

Toutefois, il existe une différence importante entre les possibilités offertes standard la représentation picturale directe et les machines à représenter.
Dans la représentation picturale, y compris lorsque celle-ci est réalisée au moyen de dispositifs machiniques tels que les “perspectographes”, “diagraphes”, “cadres de visée”, “octans à perspective”… le indicate de vue, c’est à apocalyptic le lieu symétrique au indicate de fuite à partir duquel la viewpoint est construite, n’est pas obligatoirement situé sur l’axe médian du devise de la représentation.

(Dans le dessin ci-dessus, le perspectographe de Dürer, nous voyons que le indicate de emplacement du fil utilisé flow le tracé est fortement décentré standard rapport à l’axe médian du devise du tableau.)

En revanche, dans un appareil cinématographique ou vidéographique, l’axe focal est toujours situé sur la médiane du devise de arrangement de l’image.
Il n’existe pas, à notre connaissance, d’appareil de prize de vue d’image animée permettant de dissocier ces deux axes soit longitudinalement soit angulairement, comme on a pu en rencontrer flow la photographie architecturale standard exemple.

(Dans les deux exemples ci-contre, le décalage longitudinal ou angulaire produirait des effets équivalents flow un appareil à sténopé puisque la idea de perpendiculaire y est absente, en revanche flow un appareil à objectif les effets en seraient différents.)

Nous devons, flow ces appareils, faire une autre eminence entre photographie et cinéma, puisque la technique photographique permet, au impulse du tirage, de recadrer ou de découper la prize de vue originale.
Ce qui, d’une certaine façon, revient à dissocier l’axe optique de l’axe médian de la photographie.
Le recadrage de film cinéma est également techniquement possible, mais à notre connaissance rarement réalisé.
En vidéo et télévision en revanche, toute les possibilités de découpage de l’image sont aujourd’hui possibles.
Toutefois la taille de l’écran peut rendre de tels décalages à peine perceptibles.

Il convient standard ailleurs de distinguer le indicate de fuite propre au système de prize de vue, du (ou des) point(s) de fuite construit(s) à partir des objets représentés, standard l’emplacement de l’appareil (le courtesy en quelque sorte).

Le indicate de fuite construit standard l’appareil de prize de vue est toujours situé sur l’axe focal (s’il est muni d’un objectif ordinaire) et le demeure quelle que soit la position ou le mouvement de cet appareil. (*)

En revanche, le ou les points de fuite construits à partir des lignes de fuite des objets représentés, dépendent de la position de l’appareil. Lors des mouvements d’appareils, cette position relations des points de fuite est différente selon le form de mouvement (travelling, panoramique, zoom). (voir texte sur les mouvements)

(*) Par exemple, si des sphères de même dimension sont réparties dans un volume, elles sembleront, sur une photographie en plan, provenir de l’infini situé au indicate executive de l’image. Dans les appareils possédant un objectif à focale variable, lorsqu’on agit sur cette focale, le indicate de fuite est le seul indicate qui semble ne pas bouger.

Regard et viewpoint

Les contraintes optiques de l’appareil de prize de vue déterminent le indicate de fuite principal. A partir de ce principe premier, plusieurs cas de figure peuvent se présenter.

• L’image ne contient pas de formes géométriques susceptibles de construire des points de fuites secondaires :

– si l’image contient des personnages, c’est la vue de la face du ou des personnages principaux qui sera considérée, comme son nom l’indique, comme “vue de face”.
Quant à l’horizontalité et aux écarts à cette horizontalité, que sont la plongée et la contre-plongée, ils se déterminent, en l’absence d’une ligne d’horizon apparente, standard rapport à la hauteur des yeux du personnage représenté ;

– si l’image ne contient ni personnages, ni formes géométriques, ce qui est le cas des paysages (campagne, mer, ciel… ), parler de “vue de face” ou de “vue de côté ne signifie rien.
Seule l’horizontalité peut se définir à partir de la ligne d’horizon (apparente ou supposée).

• L’image contient des formes géométriques qui, à partir des lignes de fuites qu’elles comportent, construisent d’autres points de fuite. Ces points de fuite et ces lignes de fuite appartiennent en quelque sorte aux objets représentés, même si c’est l’emplacement de l’appareil qui les détermine. La position de ces différents points de fuite dans ou hors l’image, sont des indicateurs sur les choix du courtesy porté sur la chose représentée.

Par ailleurs, l’ensemble de ces éléments doit être considéré dans la dynamique propre au mouvement de l’image cinématographique ou vidéographique. Ainsi les mouvements internes (personnages ou objets) et externes (de l’appareil) peuvent introduire une vectorisation du regard, qui interfère alors avec la viewpoint construite standard l’appareil de prize de vue ou standard les objets représentés.

D’une manière générale, nous pouvons reprendre, en les transposant, les observations que nous avions faites sur la représentation picturale et apocalyptic que la représentation au moyen d’appareils reproduisant les règles de la viewpoint régit la différence entre le courtesy (médiatisé standard l’appareil) et une certaine idée de la normalité.

L’image en viewpoint

La représentation en viewpoint que nous soumettons à notre courtesy est aussi un objet situé dans un environnement matériel.
Que ce soit un tableau, une photo, un écran vidéo… notre courtesy est confronté à l’emboitement de deux perspectives celle des objets représentés dans l’image et celle de la représentation
elle-même située parmi les objets qui l’entourent. (voir ci-après le cas du cinéma et le rôle de la salle obscure.)

Non seulement il y a de la viewpoint dans l’image, mais cette picture est aussi mise en viewpoint lors de son exposition.

Pour que la viewpoint fonctionne le indicate de vue (au sens physique du terme) du spectateur doit épouser le indicate de vue de l’auteur. Dans la prophesy idéale d’une image,
l’œil spectatoriel doit donc se situer à l’emplacement virtuel qu’occupait l’œil du peintre ou l’objectif de l’appareil de prize de vue.
C’est à apocalyptic en symétrie aux points de fuite représentés dans l’image (voir paragraphe suivant sur la “boule spéculaire).

Ce “point de regard” est rarement respecté dans l’usage courant de la photographie. Il l’est and fréquemment dans les musées de peintures.

Cette position spéculaire est physique. Elle conditionne le regard, construit une viewpoint spectatorielle.
S’il y a non concordance symétrique entre indicate de vue et indicate de courtesy à la réception de l’image c’est bien la place spéculaire qui est mise à mal et non pas l’écart sur le contenu qui reste extrêmement faible.

Dans l’exemple ci-dessus, la photographie exposée est trop haute flow que les yeux de la spectatrice se situent au niveau de la ligne d’horizon de celle-ci. Pour la photographie de second niveau, la progression des lignes de fuite (ici en marron) construirait une autre ligne d’horizon de second niveau qui correspondrait à peu près au même niveau que la ligne d’horizon du courtesy de la spectatrice. Ce qui indique que le courtesy du photographe de second niveau était à la même hauteur que le courtesy de la spectatrice de premier niveau.

Au cinéma

Au cinéma le noir de la salle supprime surveillance rapport de viewpoint que l’image pourrait entretenir avec les objets qui l’entourent. Face à l’écran de cinéma nous ne sommes en présence que de la projection de l’image cinématographique.

L’absence de réfèrent matériels concrets environnants permet à l’œil d’adopter toutes les postures imaginaires et donc d’être virtuellement toujours en symétrie standard rapport au indicate de fuite de la représentation. Par la magie de l’obscurité de la salle, la “mise en espace” du spectateur s’opère indépendamment, ou en dehors, du lieu de représentation qui est ainsi effacé, et ceci d’autant and fortement que l’image est grande.

Il faut y voir là un atout majeur du cinéma sur d’autres modes de représentation, comme la télévision standard exemple qui, elle, est pratiquement toujours regardée dans son environnement familier. Il est and difficile d’entrer dans un “espace télévisuel” même si l’écran est grand, automobile l’objet télévision est lui même en position de représentation parmi d’autres objets.

La boule spéculaire

Où le code originel du cinéma – selon les termes d’André Gardies (*)

Nous avons vu que, flow que la viewpoint fonctionne le “point de regard” (l’œil spectatoriel) devait se situer à l’emplacement virtuel qu’occupait l’œil du peintre ou l’objectif de l’appareil
de prize de vue: “le indicate de vue”.
Dans cette position (qui est est toujours virtuellement réalisée au cinéma) le indicate de fuite principal se situe en symétrie standard rapport au centre de vision.

Entre l’espace réel dans lequel se produit la prophesy de l’image et l’espace virtuel représenté dans l’image, l’écran ou l’image fonctionnent comme un devise de symétrie. “Cette symétrie du courtesy et du indicate de fuite se maintient quelles que soient les variations d’angle de prize de vue.” (*)

Pour un espace donné et selon l’angle de prize de vue, le indicate de fuite principal peut occuper une infinité de positions. On peut matérialiser cet garb de points virtuels standard une demi-sphère.
Quant aux différentes positions correspondantes à la place de l’œil spectatoriel elles peuvent également être représentées standard une autre demi-sphère symétrique à la première.
L’écran est alors une sorte de miroir qui à partir de la viewpoint représentée, construit la place de l’œil spectatoriel.

La boule spéculaire, que ces deux demi-sphères construisent, est la représentation symbolique du dispositif de représentation, de l’espace qu’il représente et de l’espace spectatoriel qui en découle.

Dans l’espace représenté standard la demi-boule, nous pouvons localiser le champ.
Il est cet espace contenu dans la pyramide ayant flow bottom l’écran et flow sommet le indicate de fuite principal (en vert dans le schéma ci-contre).
Tous les objets situés à l’intérieur de cette pyramide peuvent être visibles à l’écran.

Quant au hors-champ, la demi-boule en fait ressortir deux forms : celui qui est compris entre la pyramide et la demi-sphère (en jaune dans le schéma) et celui qui lui est totalement extérieur (en jaune dark dans le schéma).
André Gardies a proposé d’appeler ici, et ailleurs ces trois lieux.

Au ici conform le champ.

Au conform l’ensemble des lieux hors-champ mais proches du champ, c’est-à-dire les lieux qui ne sont pas visibles à l’écran, mais qui pourraient l’être si l’angle de la prize de vue était modifié.

Au ailleurs match tous les autres lieux hors-champ et qui restent non-visibles quel que soit l’angle de prize de vue.

(*) GARDIES (André), L’espace au cinéma, Paris, Méridiens Klincksieck, 1993.

Des regards différents devant une photographie ou au cinéma

Lors d’une prize de vue au moyen d’un appareil photographique, cinématographique ou vidéographique, la position de l’appareil détermine le indicate de vue physique de la représentation. En particulier l’axe que l’appareil effectue avec l’horizontale détermine la position du indicate de fuite dans la représentation (dans l’image ou en dehors de l’image, en plongée ou contre plongée …). A la réception, flow que la viewpoint fonctionne, le indicate de vue physique du spectateur doit théoriquement épouser le indicate de vue de l’auteur.

Devant une photographie, la place idéale de l’œil spectatoriel doit pouvoir se confondre avec la place virtuelle que l’appareil occupait. La position de l’œil du spectateur doit donc être en symétrie standard rapport au indicate de fuite représenté dans l’image. Devant une photographie de taille réduite, c’est à peu près toujours le cas. Devant une and grande représentation, il peut y avoir un installation décalage spéculaire entre indicate de fuite et indicate de vue du spectateur. Les effets de cette “discordance spéculaire” ne wonder pas tant sur la notice du contenu de l’image, qui reste semblablement perçu, mais sur la place spectatorielle ainsi construite en detonation avec le indicate de prophesy originel construit standard l’auteur.

Au cinéma, le noir de la salle, en rompant avec les référents matériels concrets environnant l’image, permet de façon abstraite à l’œil du spectateur de se positionner dans tous les lieux virtuels possibles des points de regard, et donc d’être virtuellement toujours en symétrie standard rapport au indicate de fuite.

Il faut sans doute voir dans cette particularité, la mindfulness bien and gift exercée standard les images au cinéma et la capacité de celles-ci à “emporter” and facilement le spectateur dans l’univers filmique construit.

On peut se demander, standard contre-coup, si la tendance souvent observée qu’ont les spectateurs de cinéma, à se placer en lustful de salle, ne représente pas une forme de résistance à cette condensation spéculaire ?

Jeux et ruptures de viewpoint

Les possibilités de contourner ou de s’écarter des formes classiques de la viewpoint peuvent être envisagées soit à partir des outils de prize de vue et de traitement de l’image, soit à partir de la prize de vue elle-même, soit encore dans les décors et structures visuelles spécialement construits dans cette intention.

• La detonation avec la représentation en viewpoint classique est probable à partir de chacun des outils qui entrent dans la chaîne de prolongation de l’image : depuis l’utilisation d’objectifs spécifiques (fish-eyes) ou de boîtiers à mattock focal décentré ou à lustful courbe… jusqu’aux régies vidéo sur ordinateurs qui rendent possibles tous les déformations de l’image. L’intrusion large des techniques électroniques fait que c’est de and en and du côté des outils de montage que ce genre de transformations tend à se développer aujourd’hui. (A quoi bon changer d’objectif quand on peut obtenir une apparence d’effets semblables en régie de montage !)

• Lors de la prize de vue, les possibilités de jouer avec la viewpoint classique sont de deux forms : soit elles soulignent une certaine detonation standard rapport aux lignes classiques. C’est le cas des vues inclinées, des vues de dessus et autres vues instaurant un “point de vue” ne pouvant pas correspondre à une hypothétique place de l’œil humain. Soit au contraire elles jouent sur une loudness à l’ extrême de la place des lignes de fuite dans la combination de l’image.

• La troisième possibilité consiste à agir sur le représenté lui-même. Cette possibilité fluent à partir de la viewpoint a été souvent utilisée dans des décors de plateaux. Ce form de construction étant bien souvent fortement chargé de valeurs symboliques (la symétrie comme équilibre ou égalité, le indicate de fuite comme projet, etc.).

Conclusion sur la viewpoint

L’image photographique, cinématographique ou télévidéographique est une picture à deux measure spatiales, tandis que notre monde physique, dans lequel nous puisons matière à représenter, en possède trois. (1)

En cherchant à objectiver la figuration, les peintres du Quattrocento, ont placé au centre de leur problématique la représentation de cette troisième dimension manquante. La viewpoint linéaire a représenté l’outil conceptuel autorisant la représentation de la profondeur sur un espace à deux dimensions.

Toutefois, si la peinture permet de représenter avec autant de netteté les objets situés sur des skeleton différents, la photographie ou le cinéma n’autorisent pas une telle possibilité. La idea de “profondeur de champ” permet alors de définir la apportionment d’espace qui ne sera pas altérée standard le dispositif technologique de l’appareil de prize de vue.

En photographie, cinéma ou vidéo, la représentation de la troisième dimension manquante s’appuie donc sur deux aspects : la viewpoint et la profondeur de champ.

L’évolution des technologies cinématographiques et électroniques ont permis d’augmenter sensiblement la profondeur de champ (2),

Dans les images électroniques en particulier la recherche de la netteté quelle que soit la profondeur apparaît comme une certaine marque de la qualité de l’image (conforme en cela à une certaine idéologie de la transparence. Rien ne doit susciter un doute !). C’est sans doute pourquoi la recherche de formes expressives dans la représentation de l’espace, emprunte davantage aujourd’hui les chemins de la viewpoint et de ses détournements. Les différents jeux sur la construction de la viewpoint apparaissent alors comme autant de moyens de “travailler” la profondeur dans une picture qui reste physiquement plate.
Qu’ils se fondent standard antithesis avec les formes classiques de la représentation ou au contraire standard amplification, ces différents jeux sur la viewpoint nous renvoient toujours d’une certaine façon aux fondements de celle-ci : à savoir la représentation de la troisième dimension dans un espace qui n’en comporte que deux.

___________

(۱) Lorsqu’une picture infographique de multimédia reproduit d’une certaine façon la perspective, ou lorsqu’elle s’apparente à une prize de vue réelle on parle alors d’image en trois dimensions. On aboutit ainsi à un certain paradoxe puisque l’image numérique la and “réaliste”, c’est-à-dire celle qui imite à s’y méprendre une prize de vue analogique sera ainsi qualifié de “3d”. C’est là une appropriation de termes puisqu’on reste toujours dans une représentation en deux dimensions. Une authentique représentation en “3d” serait celle obtenue à partir d’une prophesy stéréoscopique réalisable au moyen de lunettes ou de procédés spécifiques ou bien encore standard holographie.
L’utilisation du terme “3d” masque donc, de fait, la représentation elle-même.

On peut alors se demander à quoi conform cet “oubli” de la représentation ? Nous pensons qu’il y a derrière cette elementary countenance une volonté manifeste de présenter ces outils comme étant directement en prize sur le réel. L’utilisation du terme “3d” contribuerait, d’une certaine façon, à cette idée d’une picture universelle, transparente et débarrassée de toute subjectivité langagière.

(۲) En particulier standard une amélioration de la sensibilité des films, mais aussi standard un perfectionnement des objectifs, et des techniques d’éclairage artificiel.

Ressources complémentaires

Textes et dessins
• LEVY (Francine), Image – De la viewpoint au indicate de vue : une application de l’espace-temps – sur le site Eduscol – 2003
• VAYER (Marc) – Petite histoire de la viewpoint à la Renaissance – pdf
• VOGEL ( Nicole) – Perspective centrale ou à points de fuite
Audio
• COMAR (Philippe) et ROUSSE (Georges), L’invention de la viewpoint ou le compas dans l’oeil – France Culture – 60mn – 2011
Vidéo
• Perspective : zénith et underside – 5 vidéos détaillant la construction d’un dessin en perspective



Article source: http://www.surlimage.info/ecrits/perspective.html

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