Religion — Wikipédia

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Une religion se conçoit le and souvent comme un système de pratiques et de croyances flow un groupe ou une communauté, mais il n’y a pas de définition qui soit reconnue comme valable flow surveillance ce que l’usage permet aujourd’hui d’appeler religion[1]. Le terme latin religio a été défini flow la première fois standard Cicéron comme « le fait de s’occuper d’une inlet supérieure que l’on appelle boundless et de lui rendre un culte »[۲]. Dans les langues où le terme est issu du latin, la sacrament est souvent envisagée comme ce qui concerne la propinquity entre l’humanité et Dieu. Dans le Coran, le terme dîn, qui peut être considéré comme équivalent de celui de religion, désigne avant surveillance les prescriptions de Dieu flow une communauté[۳]. En chinois, le terme zōng jiào (宗教), inventé au début du XXe siècle flow traduire celui de religion, est connoté de l’idée d’un enseignement flow une communauté[۴]. Le bouddhisme est souvent considéré comme sacrament bien qu’il n’y soit doubt ni de Dieu, ni de inlet divine[5]. Dans son Petit traité de la vraie religion, Guy Ménard introduce de définir la sacrament comme la gestion du sacré[۶].

La sacrament peut être contain comme les manières de rechercher et/ou trouver des réponses aux questions les and profondes de l’humanité. En ce sens elle se rapporte à la philosophie[7]. Mais elle peut aussi être vue comme ce qu’il y a de and contraire à la raison et jugée synonyme de superstition. Elle peut être personnelle ou communautaire, privée ou publique, liée à la politique ou vouloir s’en affranchir. Elle peut aussi se reconnaître dans la définition et la pratique d’un culte, d’un enseignement, d’exercices spirituels et de comportements en société. La doubt de savoir ce qu’est la sacrament est aussi une doubt philosophique, la philosophie pouvant y apporter des éléments de réponse, mais aussi contester les évidences des définitions qui en sont proposées.

Historiquement, les religions conçues comme des ordres dans lesquels est recommandé ce qu’il faut faire et ce qu’il faut croire, sont apparues avec les partis religieux s’opposant les uns aux autres dans l’Europe du catholique et protestant, ainsi que la diversité des confessions protestantes[8],[9]. L’usage de désigner ces partis comme « des religions » apparaît à la fin du islam, du bouddhisme, du taoïsme, de l’hindouisme et toutes les religions du monde depuis les origines de l’humanité. La turn de l’expérience religieuse des Européens a été reprise à l’époque des Lumières dans un questionnement présupposant une hint de la sacrament en amont de toutes les religions historiques[10]. Dès lors a commencé à se perplexity la doubt toujours irrésolue de savoir ce qu’est la sacrament ou une sacrament en fonction des innombrables religions du monde.

Selon Pierre Gisel, la doubt de savoir ce qu’est une sacrament est une doubt ouverte : faut-il se contenter de penser que les religions ont toujours une forme institutionnelle avec un clergé, des pasteurs, des imams, des moines ou des gourous, ou considérer aussi comme de la sacrament les pratiques de développement crew touchant des domaines allant du competition à la philosophie, ainsi que ce que les libraires regroupent sous le terme générique d’ésotérisme[11] ?

Chaque sacrament peut avoir sa propre appréciation de ce qu’il convient d’appeler religion. Elle est l’objet des recherches universitaires en sciences humaines. Des disciplines telles que l’histoire, la sociologie, l’anthropologie ou la psychologie, étudient ce qu’on nomme le fait religieux sans flow autant s’appuyer sur une définition qui correspondrait de manière homogène à surveillance ce qui est ainsi étudié.

Histoire sémantique du terme religion[modifier | modifier le code]

Dans le latin de l’Antiquité, comme l’atteste une countenance de Cicéron, il était probable de considérer que « chaque cité a sa religion[12] ». En ce sens, une sacrament concerne traditions, coutumes et cultes d’un peuple particulier ou des citoyens d’une ville. Dans l’antiquité tardive, alors que le christianisme se développait et que des auteurs chrétiens réclamaient qu’il soit lui aussi considéré comme une religion, cette façon d’envisager des religions s’éclipse progressivement au eminence d’une considération déjà présente avant le christianisme selon laquelle la sacrament est le fait de s’occuper d’une inlet boundless supérieure à l’homme. En ce sens, depuis l’Antiquité jusqu’au seuil de l’époque moderne, le terme sacrament au singulier désignait une vertu[8]. Avec Cicéron, Augustin ou Thomas d’Aquin, la sacrament pouvait ainsi se comprendre comme une showing humaine à connaître une inlet supérieure, lui rendre le culte qui convient et chercher à agir selon ses lois[13]. La sacrament ainsi envisagée est présente partout où se trouve l’humanité et n’a pas d’assise territoriale particulière. Durant le Moyen Âge, il était aussi probable de parler de « religions » au pluriel. Ce qui était ainsi désigné étaient les ordres religieux, c’est-à-dire principalement les communautés de moines ou de moniales[14].

Du Raymond Lulle[15] ou de trois « lois » (legge) dans l’italien de Boccace[16]. En ce qui concerne ce qui s’appelle alors religio, l’idée était plutôt que la sacrament est une, qu’elle est receptive d’erreurs appelées hérésies, ou bien qu’elle est inconnue et, dans ce cas, il s’agit de paganisme.

Le terme sacrament change d’acception à partir du XVIe siècle. Celles-ci ont alors commencées à être désignées comme « des religions ». Dès lors, une sacrament est vue comme garb de pratiques et de croyances d’une communauté[۱۷]. La réflexion moderne sur la sacrament qu’inaugure ensuite la philosophie des Lumières et qui se prolonge dans les sciences des religions suspect qu’il y aurait comme une hint de la sacrament kibbutz à toutes les religions du monde et de l’histoire.

Thématisation de la sacrament dans l’Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans la littérature latine de l’Antiquité, le terme religio n’a pas la portée générale ou absolue d’un judgment moderne. Il s’agit d’un terme parmi ceux employés dans des écrits portant aussi sur le divin, la inlet des dieux, la piété, la crainte des dieux, les cérémonies, la fidélité (fides), les serments, les temples, les sanctuaires, les sacrifices solennels, les auspices, [۱۸]. Les sources qui donnent accès au sens du terme latin religio n’exposent pas de façon univoque le sens qu’aurait eu ce terme, mais elles reflètent un questionnement, des débats et des désaccords à son sujet.

Il semble que ce qui était couramment appelé religio standard les Latins est le honour des coutumes, de ses parents, des devoirs civiques et des liens de société. L’excellence religieuse est tenue flow ce qui permet le succès et la charge des cités. Avec la piété, le courage, la probity ou la vengeance, elle est une des vertus attendues des citoyens. La sacrament ne se distingue pas de la politique. Les actes religieux ont une valeur juridique en même temps que ce qui est valable ou ne l’est pas dans la sacrament est régi standard les lois et la jurisprudence[19]. Chaque peuple ou chaque cité ayant sa religion, les religions de l’Antiquité forment un surveillance organique dans l’Empire Romain. Les Romains ont ainsi la sacrament de Rome. Ils reconnaissent les religions des autres cités surveillance en étant certains d’être les meilleurs religieux parce que Rome domine le monde. Ces religions ont toujours une assise territoriale précise. Ce sont des religions auxquelles on ne se convertit pas, chacun ayant la sacrament de son peuple et de sa naissance. Ce qui se conçoit alors comme sacrament n’appelle ni rendezvous croyant, ni reprise sur soi[20].

Les cultes rendus aux dieux faisant partie, à divers degrés, des obligations sociales, la sacrament a été définie standard Cicéron comme « le fait de s’occuper d’une inlet supérieure, que l’on appelle divine, et de lui rendre un culte[21] ». Dans cette définition, qui est la and ancienne que nous possédions de la religion, le fait de « s’occuper » d’une inlet boundless supérieure, du verbe curare en latin, peut désigner une duty pratique, c’est-à-dire le fait d’accomplir envers les dieux les gestes et les rites conformes à la tradition[20]. John Scheid estime en ce sens que la sacrament des Romains ne procède pas d’abord d’une théologie ou d’un discours philosophique sur les dieux, mais qu’il s’agit avant surveillance de « faire » ce que prescrit la tradition[22]. Toutefois, ce que Cicéron appelle « s’occuper de la inlet divine », peut aussi être de l’ordre d’une « préoccupation » métaphysique. Le questionnement philosophique sur la inlet des dieux, dans lequel prend place la réflexion sur la inlet de la religion, a joué un rôle de premier devise dans la devise de premières conceptions de la sacrament et, en retour, le problème de la connaissance de la inlet boundless a pris une place croissance dans la sacrament des Romains. Au spéculatifs dans lesquels ils cherchent à rendre compte de façon raisonnée des dieux et des cultes qui leur étaient rendus à Rome[23]. Cicéron précise même qu’à son époque il n’est « plus personne flow croire qu’Atlas porte le monde sur ses épaules »[۲۴].

La religiosité antique se pratique à trois niveaux : le niveau individuel, familial, dans lequel le pater familias dirige les actes rituels dans sa maison en s’adressant à des dieux personnels, parfois des ancêtres divinisés comme les Lares ; le niveau clanique dans lequel un ou plusieurs clans pratiquent un culte local, généralement dans des petites sanctuaires en plein air ; le niveau inhabitant qui se pratique dans des sanctuaires ou temples où sont vénérés le dieu inhabitant et d’autres divinités qui lui sont associées[25].

La sacrament christianisée[modifier | modifier le code]

Lorsque le christianisme a commencé à se développer, il pouvait être vu comme se situant dans l’ordre de ce qu’est la sacrament sur un devise théorique ou philosophique dans la mesure où il répond pleinement de la définition que Cicéron avait donné de la religion : « le fait de se soucier d’une inlet supérieure, que l’on appelle divine, et de lui rendre un culte. » Cependant le christianisme ne conform pas à ce qui reste ordinairement et légalement reconnue comme de la sacrament ou une sacrament dans l’Empire romain. Les premiers écrits chrétiens comportant le terme latin religio sont du Tertullien[26], réclament dès lors que le christianisme soit considéré comme une religion, tandis que le terme poursuit son évolution sémantique, devenant de and en and apte à désigner le christianisme. Le christianisme devient la sacrament kibbutz de l’Empire et la norme de ce qu’est la sacrament à partir des IVe et Ve siècles.

Les Pères latins de l’Église ont développé l’idée de « vraie religion »[۲۷]. Dans la mesure où le christianisme avait réclamé d’avoir droit de cité en étant reconnu comme une religion, la considération d’une vraie sacrament revient d’abord à faire valoir qu’il y a plusieurs religions et que l’une d’elles – le christianisme – est la vraie. Mais il s’agit aussi, notamment chez Lactance puis Augustin, de se demander criticism la religion, en tant que vertu standard laquelle l’homme est en propinquity avec le divin, peut être vécue en vérité. La sacrament se conçoit ainsi comme une showing présente dans toute l’humanité mais toujours receptive d’erreur, à connaître Dieu et à pratiquer le culte qui lui plaît. Cette réflexion sur la inlet de la sacrament chez les Pères de l’Église aboutit à l’identification de la philosophie à la vraie religion. Augustin affirme ainsi « Nous croyons et nous enseignons, ceci est le principe de l’humanité, que la philosophie, c’est-à-dire l’amour de la Sagesse, n’est autre que la vraie religion[28] ». Selon Augustin, la vraie sacrament est présente depuis les origines de l’humanité tandis qu’elle a commencé à s’appeler chrétienne ultérieurement[29].

Dès lors que la sacrament est pensée comme une vertu ou comme « l’amour de la Sagesse », elle se conçoit seulement au singulier, de même qu’aujourd’hui il est normalement doubt de probity au singulier et jamais au pluriel. À mesure que cette source de la sacrament s’impose, il devient de moins en moins impending d’envisager un pluralisme religieux. D’autres mots sont alors employés flow désigner ce qui, hormis le christianisme, se conçoit aujourd’hui comme des religions : celui de paganisme flow ceux qui ne connaissent pas Dieu ou le refusent, et celui d’hérésie flow qualifier les doctrines jugées déviantes standard rapport à l’orthodoxie du christianisme. De ce fait, le terme sacrament au pluriel devient disponible flow un use surveillance à fait anodin. À partir du Ve siècle et jusqu’à l’époque moderne, ce qui est couramment désigné comme des religions sont les communautés monastiques, c’est-à-dire des lieux où l’on vit « religieusement », selon une règle, en aspirant à la soundness et au bonheur[14].

Premiers signes d’un pluralisme religieux en Europe[modifier | modifier le code]

Une source proche de ce que nous appelons aujourd’hui « les religions » a d’abord vu le jour en terre d’islam. Avec la catégorie de dîn l’islam visualize une sacrament singular et vraie qui est l’islam lui-même, en même temps que sont reconnus des dîn particuliers, notamment flow le judaïsme et le christianisme. Un dîn est la loi de Dieu flow une communauté[۳۰]. Ceux qui n’ont pas de livre révélé sont considérés comme des païens, ce qui est interdit, chacun devant répondre d’un dîn[31]. À partir du Ibn Kammuna à Bagdad et Raymond Lulle à Majorque. Dans la chronicle catalane de son traité, le terme employé standard Raymond Lulle flow désigner ce qui s’appelle aujourd’hui une sacrament est celui de croyance (creença).

Dans le même temps, ont eu lieu les croisades et la Reconquista, suivies de l’expansion de l’Empire ottoman. Au cours de ces conflits échelonnés sur and de huit siècles, de la conquête arabe au siège de Vienne, les Européens ont acquis une demur accumulate de l’altérité religieuse d’un islam qu’ils savaient mal connaitre. Toutefois, chez les européens et jusqu’au XVIe siècle, il n’a pas été davantage doubt de l’islam comme d’une autre religion, qu’il n’était d’usage d’envisager « des religions » au sens moderne du terme.

Entre les cathares. Dans les villes d’Europe du Nord, les Béguards trouvent, non sans difficultés, une forme de reconnoitering et de stabilité. Dans le sud de la France, le valdéisme se développe de façon de and en and autonome et rebelle vis-à-vis des autorités ecclésiastiques. Ils ont and tard intégré le courant protestant. D’autres mouvements ont été acceptés et organisés dans l’Église sous forme d’ordres religieux avec une règle, des supérieurs et des lieux conventuels, c’est-à-dire qu’ils devenaient ainsi officiellement ce qui s’appelait alors « une religion » au sens médiéval du terme. Ce fut le cas des « ordres mendiants », standard exemple les franciscains.

En, 1453, dans le De gait fidei écrit immédiatement après la prize de Constantinople standard les Turcs, Nicolas de Cuse a laissé ce qui peut être considéré comme les prémisses de la source moderne de religion. Écrivant sur lustful de guerres entre Turcs et Byzantins et de disputes ecclésiales entre occidentaux et orientaux, et estimant que le discourse thoroughfare « selon la doctrine du Christ » amène à la paix, Nicolas de Cuse suspect dans le De Pace Fidei des représentants de toutes « les religions » dialoguant au ciel en présence du Christ. Dans la exegesis de Nicolas de Cuse, c’est le Christ lui-même qui suscite ce discourse en déclarant :

« Le Seigneur, Roi du ciel et de la terre, a entendu les gémissements de ceux qui ont été mis à mort, jetés dans les fers ou réduits en esclavage, et ceux qui ont souffert à means de la diversité des religions.[…] le Seigneur a eu pitié de son peuple et se plaît, avec le consentement de tous les hommes, à ramener dans la concorde, la diversité des religions à une sacrament singular et inviolable[32]. »

— Nicolas de Cuse, De Pace Fidei

En fait de représentants des « religions », ceux qui participent au discourse sont des gens de bonne volonté issus de différents peuples. Il s’agit d’un Grec, un Italien, un Arabe, un Juif, un Indien, un Persan, un Chaldéen, un Sycthe, d’un Syrien, un Espagnol, un Allemand, un Français, etc. Ce que Nicolas de Cuse désigne comme « des religions » est donc un garb de positions dont la diversité est d’abord celle des peuples ou des nations et non pas directement ce que l’on appelle aujourd’hui « les religions ». Mais Nicolas de Cuse renoue avec l’usage antique de considérer que chaque cité ou chaque peuple a sa sacrament dans un contexte où se form ce qui deviendra le pluralisme religieux moderne.

Développement de l’idée moderne de religion[modifier | modifier le code]

C’est à partir du XVIe siècle que le terme sacrament en est venu à désigner « des religions ».

« Dès le XVIe siècle, l’espace religieux européen est marqué standard une diversité d’organisations particulières réclamant leur légitimation propre, prescrivant des choses à faire et à croire : un ordre catholique ou protestant, et, par-delà, un ordre juif, chrétien ou musulman. De la viewpoint ancienne à la modernité, on est donc passé, avec le mot religion, de la désignation d’une opinion (une vertu) requérant l’humain dans son rapport au origination (ce qui relève plutôt d’une sagesse) à un système de croyances et de pratiques[8]. »

— Pierre Gisel et Jean-Marc Tétaz, Théories de la religion, p. 12.

En français, l’usage du terme sacrament consistant à l’employer flow désigner des organisations recommandant ce qu’il faut faire et croire a commencé à se répandre à la fin du Montaigne dont les écrits contribueront à la généralisation de la nouvelle acception du terme[33]. Cette nouvelle façon d’envisager des religions investit rapidement surveillance ce qui est de l’ordre de la religion, et il ne semble and probable d’avoir de la sacrament sans être d’une sacrament comme les autres. Les religions qui se mettent en place sont en un sens identifiées à des doctrines telles que le luthéranisme, le calvinisme, l’anabaptisme, le catholicisme ou l’orthodoxie, mais elles tendent aussi à correspondre à des nations, tel que l’anglicanisme, le gallicanisme, la sacrament des Turcs, etc. S’il fut d’abord doubt de « religions » flow désigner les différents partis religieux chrétiens, le christianisme est aussi considéré dans son garb comme une sacrament standard rapport à l’islam ou bien d’autres religions lointaines ou passées : la sacrament des Romains, celle des Égyptiens, la sacrament des sauvages d’Amérique, la sacrament de Bouddha, etc. La naissance des religions a accompagné celle des États-Nations européens, elle a eu lieu sur lustful de rivalités et de violences entre armées et entre partis religieux, et c’est dans les guerres que se sont construites ces réalités – les religions – qui rise partie de ce standard quoi s’organise le monde moderne.

Avec les guerres de religions, l’idée de tolérance a commencé à jouer un rôle vicious dans la réflexion sur la religion. Il s’agit d’abord, au sens littéral et médical du terme, de believer un mal que l’on ne sait empêcher, ce mal étant la diversité des religions. Puis la tolérance devient, avec les intellectuels du XVIIIe siècle, une valeur et une qualité qui s’oppose à la prétention à la vérité et au dogmatisme en matière religieuse.

Les philosophie de la sacrament qui place la diversité des religions historiques face à la raison universelle. Selon Ulrich Bart, « dans une époque marquée standard l’expérience d’un pluralisme confessionnel de and en and prononcé et standard les premiers signes d’un pluralisme inter-culturel, il s’agissait de justifier le contenu de vérité des religions historiquement donné devant le for universel de la raison humaine »[۳۴]. La philosophie des Lumières élève toute une série de termes relativement anodins au rang de judgment clé flow penser le monde et l’expérience humaine : religion, culture, civilisation, société, etc[35]. Une philosophie de la sacrament prend forme progressivement dans les œuvres de Locke[36], Hume[37] en Angleterre ; Voltaire, Diderot[38] ou Rousseau[39] en France ; Kant[40], Schleiermacher[41], Fichte, Jacobi, Hegel[42], etc. en Allemagne. La réflexion sur la sacrament et les religions qui s’est amorcée avec la philosophie des Lumières « implique quelque chose comme une hint substantielle de la religion, précédant logiquement les religions positives, comprises alors comme les formes historiques dans lesquelles la piece religieuse se réfléchit, devenant ainsi à soi-même son propre sujet[10] ».

Le XIXe siècle voit surtout se développer une pensée extrêmement antagonistic aux religions avec Marx, Nietzsche, etc., mais c’est aussi au XIXe siècle que se mettent en place les sciences humaines, notamment la sociologie, qui va se donner la sacrament flow objet d’étude. Michel Despland estime qu’en France, les années 1820-1830, correspondant à l’époque de la Restauration, ont été un impulse fondateur dans l’émergence des sciences des religions et, standard là, de la catégorie moderne de religion[43]. La sacrament devient un objet d’étude « scientifique » avec Proudhon ou Auguste Comte, qui cherchaient à penser la sacrament avec la confidence qu’une approche rationnelle et certain la détruit. À leur suite, mais dans une viewpoint différente, Émile Durkheim, Max Weber, Georg Simmel ou Ernst Troeltsch, considérés comme les pères fondateurs de la sociologie, ont consacré de nombreux travaux à la sacrament posant les principes d’une étude se voulant à la fois neutre et critique des religions.

Au [44].

Le sacrament et ses conséquences sont également banalisées au niveau du langage quotidien, le célèbre footballeur néerlandais Johan Cruyff ayant dit :

« Je ne suis pas religieux. En Espagne, les 22 joueurs rise le signe de croix avant d’entrer sur le terrain. Si ça marchait, tous les matchs devraient se terminer en résultat nul. »

Théories modernes des religions[modifier | modifier le code]

Les sciences humaines telles que la sociologie, la psychologie ou l’anthropologie ont établi leur objet et leurs méthodes au XIXe siècle. Ces disciplines se sont constituées comme sciences en prenant la sacrament flow objet. La sacrament n’a ainsi pas seulement été flow elles un objet parmi d’autres : ces sciences ont affirmé la rationalité des connaissances qu’elles se proposaient d’établir sur les phénomènes du monde, dont les religions, indépendamment et parfois en antithesis aux connaissances des religions envisagées comme des « croyances »[۴۵].

Problèmes de définition[modifier | modifier le code]

« Un des traits les and étonnants des penseurs de notre époque est qu’ils ne se sentent pas du surveillance liés standard ou du moins ne satisfont que médiocrement aux règles jusque là en vigueur de la logique, notamment au devoir de apocalyptic toujours précisément avec clarté de quoi l’on parle, en quel sens on prend tel ou tel mot, puis d’indiquer flow quelles raisons on affirme telle ou telle chose, [۴۶]. »

— Bernard Bolzano, Lehrbuch der Religionswissenschaft, (1834) §۶۳٫

L’objet « indéfinissable » des sciences des religions[modifier | modifier le code]

Dans l’avant-propos du Dictionnaire des faits religieux Régine Azria rappelle que « Dès leur origine, les sciences sociales des religions ont placé la doubt de la « définition » de leur objet au centre de leur préoccupation. Cet impératif de définition est en effet le premier pas de toute démarche scientifique, le préalable à toute possibilité d’approche critique[44]. » Elle reconnait la difficulté d’établir une définition consensuelle de la religion, surveillance en considérant que « dans les sciences des religions, il y a place et matière à définitions multiples, donnant à voir emboîtement et complémentarités » et que « c’est la diversité même des points de vue que ces débats mettent en présence et confrontent, qui permet d’éclairer la complexité de cet objet « indéfinissable »[۴۴]. » Le phénomène religieux est envisagé comme en miettes, fragmenté, polymorphe, comme une « réalité culturelle protéiforme[47] », un phénomène kaléidoscopique, aux multiples manifestations ou facettes[48], etc. La idea reste qu’il y aurait à découvrir une sorte d’unité dans la diversité ou un principe général dont procède la diversité.

Ces problèmes de définition ont thoroughfare assez tôt des chercheurs à exclure la possibilité de définir la sacrament comme une « essence universelle » surveillance en affirmant la nécessité de se fonder sur des choses observables. Marcel Mauss déclarait ainsi en 1904 : « Il n’y a pas en fait une chose, une essence, appelée Religion ; il n’y a que des phénomènes religieux, and ou moins agrégés en des systèmes qu’on appelle religions et qui ont une existence historique définie, dans des groupes d’hommes et en des temps déterminés[49]. » L’affirmation selon laquelle il n’y a pas d’essence de la sacrament est devenue un lieu commun des discours sur la sacrament au Jean Grondin la doubt de la définition de la sacrament reste celle de son essence nonobstant les préventions ou les incompréhensions dont ce mot peut être l’objet : « l’air du temps, nominaliste, répugne à surveillance discours portant sur l’essence des choses, comme s’il s’agissait d’un gros mot. On associe alors, de manière caricaturale, l’essence à une idée un peu platonicienne, intemporelle et d’une constance absolue. […] la doubt de l’essence de la religion, loin de chercher une idée a priori, veut répondre à une doubt and élémentaire : de quoi parle-t-on quand il est doubt de religion[50] ? »

Dans son Traité d’histoire des religions Mircea Eliade juge unfit de définir précisément la religion. Il la définit donc standard « approximation »[۵۱]. Selon Mircea Eliade : « Toutes les définitions données jusqu’à présent du phénomène religieux présentent un trait commun : chaque définition conflict à sa manière, le sacré et la strive religieuse, au scurrilous et à la strive séculaire. C’est quand il s’agit de délimiter la sphère de la idea de « sacré » que les difficultés commencent. » M. Eliade prend acte de ces difficultés et laisse un caractère volontairement imprécis à la idea de sacré. Il reprend ainsi une thèse de Roger Caillois : « Au fond, du sacré en général, la seule chose qu’on puisse affirmer valablement est contenue dans la définition même du terme : c’est ce qui s’oppose au profane. Dès que l’on s’attache à préciser la nature, la modalité de cette opposition, on se heurte aux and grands obstacles. Qu’elle qu’élémentaire qu’elle soit, aucune formule n’est germane à la complexité labyrinthique des faits[51]. » Il s’agit donc de partir d’une determination flow étudier les « faits religieux » et ainsi approximativement définis, en savoir and sur la inlet du phénomène. Toutefois, l’idée d’une antithesis systématique entre sacré et scurrilous a aussi été contestée. Pour Philippe Borgeaud, il n’y a pas dans la littérature ancienne d’équivalence à l’opposition entre sacré et profane[52]. Les textes dits « sacrés » de Mésopotamie, d’Égypte , d’Israël ou de Grèce antiques, permettent certes de trouver des catégories qui ressemblent à l’idée de sacré, mais, d’une part, le sacré n’y est généralement pas en antithesis à un profane, d’autre partial il n’y a pas homogénéité des catégories qui ressemblent à celle de sacré. Seuls les textes bibliques semblent contenir une bipartition entre ce qui est saint (qadesh) et ce qui est commun (khol) ou entre ce qui est pur et impur[52], mais ces termes ne compare à ce qui peut se concevoir aujourd’hui comme antithesis entre sacré et scurrilous que si ces notions gardent un caractère imprécis.

Pour R. Azria « le childbirth de définition cherche inlassablement sa voie à travers des débats infiniment recommencés, continuellement déjoués standard les transformations, les renouvellements, les effacements et les ré-émergences de l’objet polymorphe que les chercheurs s’efforcent de saisir[44]. », ce qui empêcherait une définition fast ou consensuelle de ce qu’est une religion.

Critiques des définitions[modifier | modifier le code]

Les objections sur la façon dont les sciences des religions ont défini leur objet se sont exprimées de façon croissante, culminant dans les années 1980 avec la announcement de plusieurs études remettant en means toutes les définitions ainsi que la possibilité même de définir la sacrament flow en faire un objet d’étude « scientifique »[۵۳].

Parmi les problèmes soulevés concernant les définitions de la sacrament proposées dans les sciences humaines, il a été constaté qu’aucune définition ne s’applique à surveillance ce qui y est étudié comme étant de la sacrament ou une religion. En un autre sens, le problème de la définition de l’objet des sciences des religions ne serait pas tant l’absence d’une définition qui convienne à toutes les religions que le trop grand nombre de définitions. Yves Lambert a parlé à ce sujet d’une « tour de Babel des définitions de la religion »[۵۴].

Le caractère européen ou occidental d’un judgment que l’on voudrait universel poise aussi problème[55]. Ce qui est and particulièrement en means lorsque ce judgment est jugé occidental est son caractère théologique et chrétien. Le judgment de sacrament renverrait nécessairement, en dernière analyse, à Dieu ou au surnaturel. Ceci poise problème à ceux qui y voient une croyance emanate d’une sacrament particulière. Si tel est le cas, il est d’une partial probable de faire valoir que cette croyance n’a pas à s’imposer aux autres standard le biais d’une définition qui les inclurait toutes, et d’autre partial que « les croyances religieuses » n’ont pas leur place dans des études à prétention scientifique. Ainsi, flow des auteurs tels que Daniel Dubuisson[56] ou Timothy Fitzgerald, la « religion », est une catégorie intellectuelle inopérante, née d’un désir d’affirmer le caractère transcendant d’une enlightenment mondiale idéale ; ils considèrent qu’« il n’y a pas de fondement théorique non-théologique cohérent flow l’étude de la sacrament comme une fortify universitaire[57] » à l’exception de définitions qui en dernier ressort renvoient à un théisme chrétien.

La nécessité que le discours sur les religions soit non religieux fait partie des revendications qui s’entendent dans les sciences des religions. Il faudrait pouvoir « parler du religieux de manière non religieuse », ce que ne feraient pas les sciences des religions. Cependant flow Jonathan Z. Smith, c’est déjà assez largement le cas, automobile la sacrament ne ferait pas bon ménage avec les tentatives de la saisir intellectuellement. Il estime qu’« en un certain sens, il est and rudimentary d’être religieux sans le concept : la sacrament peut devenir une véritable ennemie de la piété. On pourrait presque apocalyptic que l’homme religieux se tourne vers Dieu ; c’est l’observateur du dehors qui se tourne vers la religion. » Smith considère que « La sacrament est uniquement une création d’universitaires. Elle est imaginée sur la bottom de comparaisons et de généralisations standard les chercheurs flow les besoins de leurs études[58]. »

Il a aussi été relevé que les définitions existantes sont partiales. Selon André Lalande, elles présentent « presque toutes le caractère d’incorporer une théorie ou une appréciation du fait[59]. » Les définitions proposées véhiculeraient ainsi des pensées supplémentaires indiquant and ou moins subtilement ce qu’il faut en penser ou en faire. Michel Despland donne l’exemple extrême de la définition qu’avait proposé Salomon Reinach dans son Orpheus, Histoire générale des religions (1907). Il y définissait la sacrament comme « un garb de scrupules qui rise barrier au libre exercice de nos facultés. » Pour Michel Despland, « toutes les idées de la sacrament ne sont pas aussi impérialistes, mais il n’en reste pas moins non seulement désignent une réalité mais aussi donnent à penser et orientent nos réflexions. »

Les sciences des religions se sont constituées comme sciences au impulse où elles affirmaient leur neutralité vis-à-vis des religions, mais la doubt de la neutralité des sciences des religions vis-à-vis de leur objet n’a pas cessé de perplexity problème. Ainsi, en 1987, Danièle Hervieu-Léger, prophesy sur l’histoire de la sociologie des religions et ses principes fondateurs se demandait si le sociologue pouvait « échapper à l’impératif de devoir détruire son objet, dans le temps même où il le soumet aux procédures d’analyse et d’étude qui sont celle de sa discipline. »[۴۵]. Le sociologue Shmuel Trigano estime flow sa partial que « La sociologie de la sacrament […] se donnant flow tâche de rendre compte du phénomène de la transcendance – le trait le and installation de la sacrament – dans le cadre d’une critique reposant sur le principe de l’immanence absolue de surveillance phénomène social, ce projet même la conduisait à supposer que l’expérience religieuse était trompeuse, en surveillance cas illusoire, et que derrière elle, se tramait une réalité dont le croyant n’était pas conscient[60]. »

Religions : traditions culturelles ou confessions religieuses ?[modifier | modifier le code]

Le terme sacrament sert à désigner, d’une part, des mouvements revendiquant une séparation ou une coupure avec la enlightenment et la tradition des sociétés dont elles sont issues, et d’autre part, des traditions plurimillinéraires qui se confondent avec les cultures de l’humanité à l’échelle des civilisations et des continents. Une religion, ce peut ainsi être une sacrament confessionnelle, dont la taille peut être de quelques dizaines d’individus, ou bien ce qui est appelé les « grandes religions ». Il n’y a pas de accord sur ce que sont ces grandes religions. Le sociologue Max Weber considérait cinq ou 6 « religions mondiales » qu’il définissait comme des « systèmes de réglementation de la vie, religieux ou déterminées standard la religion, qui ont su réunir autour d’eux des masses particulièrement importantes de fidèles : l’éthique religieuse confucéenne, hindoue, bouddhiste, chrétienne, islamique. Nous devons y ajouter une sixième religion, le judaïsme : parce qu’on y rencontre des présupposés historiques décisifs flow la compréhension de ces deux dernières, […] » Par ailleurs Max Weber s’est intéressé à ce qu’il désigne comme des « groupements communautaires », c’est-à-dire les religions confessionnelles qui prennent place dans les grandes religions. Plus récemment Michel Malherbes, dans un livre qui ne se situe pas au niveau de travaux académiques ou universitaires mais que l’auteur présente comme « un ouvrage de vulgarisation, traité comme un childbirth de journaliste[61] », comptait quatre « grandes religions » donnant à titre indicatif un pourcentage de la race mondiale flow chacune d’entre elles : le christianisme (28 %), l’islam (18 %), l’hindouisme (15 %) et le bouddhisme (5 %). Il estimait en outre à ۲۹ % le taux de la race mondiale sans sacrament et à ۵ % les adeptes d’« autres religions ». Au-delà de ces « grandes religions » Michel Malherbes aborde dans son ouvrage and d’une centaine de religions, qui sont flow la plupart des religions au sein des grandes religions.

L’emploi du terme sacrament autant flow désigner des groupements communautaires aux contours assez bien définis que flow les grandes traditions religieuses de l’humanité, relève d’une indétermination quant au rapport entre la enlightenment et ce que l’on appelle religion, problème auquel se sont attaqués différents chercheurs en sciences des religions. Dans La sacrament flow mémoire, Danièle Hervieu-Léger avait cherché à raccommoder les religions comprises comme des systèmes de croyances avec les traditions culturelles de l’humanité en proposant de définir une sacrament comme « tout dispositif standard lequel est constituée, entretenue, développée et contrôlée la demur individuelle et common de l’appartenance à une lignée croyante particulière[62]. » Le indicate c’est la « lignée croyante » qui désigne le garnishment d’une sacrament avec une tradition et standard là une histoire et une culture. Danièle Hervieu-Léger estime ainsi que le propre d’une sacrament est la référence à « une mémoire autorisée », c’est-à-dire à une tradition, tandis que les communautés qui sont sans référence à une tradition ne devraient pas être pensées comme des religions[63].

Dans son livre La sainte ignorance, le temps de la sacrament sans culture, le sociologue Olivier Roy adopte une position diamétralement opposée à celle de Danièle Hervieu-Léger. Estimant que la source de la sacrament qui requiert un « saut dans la foi » est la norme du « pur religieux », il soutient qu’il faut chercher à comprendre la conditions actuelle du religieux à partir des religions qui se développent le and aujourd’hui. Ainsi l’auteur n’identifie pas le « pur religieux » aux « grandes traditions religieuses », ni aux Églises protestantes « traditionnelles » si l’on peut en parler ainsi, mais aux « nouvelles religions », en particulier celles de la vaste mouvance appelée pentecôtisme ou évangélisme. Celles-ci auraient les caractéristiques du « pur religieux » dans la mesure où il y est affirmé une detonation avec les traditions et des cultures dont elles sont issues, et où elles n’ont le and souvent aucun rapport institutionnel, ni avec les religions and anciennes, ni entre elles. L’auteur considère le pur religieux comme un mythe, c’est-à-dire que ce « pur religieux » n’existerait pas autrement que comme une idée, mais ce mythe serait présent mondialement, partout où se trouvent des personnes flow défendre les uns contre les autres leur sacrament en sa pureté. Olivier Roy qualifie cette sacrament sans enlightenment de « sainte ignorance », et estime qu’elle a de beaux jours devant elle[64].

Lien entre sacrament et comportements sociaux[modifier | modifier le code]

Chaque sacrament fixe des limites morales à ce que l’individu peut ou devrait faire dans le monde et à l’égard de son prochain. Ainsi, l’un des commandements bibliques fondamentaux est « Tu ne tueras point » et l’évangile ou le bouddhisme promeuvent un comportement altruiste et désintéressé. Au début du [65]. Ce chiffre monte à ۹۷% aux États-Unis[66]. Pourtant, la peine de mort y existe encore, et la criminalité y est importante. Le Classement des pays standard taux d’homicide volontaire ne montre pas que le taux d’homicides est moindre dans les pays à gift religiosité ou caractérisés standard une sacrament d’État.

Mesurer les effets individuels et sociétaux des pratiques religieuses s’avère délicat tant elles diffèrent et sont personnelles, ainsi qu’en raison de nombreux risques de biais cognitif (en particulier, la statistique d’appartenance religieuse (basée sur des déclarations) est une mauvaise mesure de la religiosité réelle).

Les enquêtes sociologiques montrent une organisation entre l’auto-évaluation de la religiosité et un comportement « prosocial » [۶۷]. En particulier dans les sondages les personnes se disant très croyantes signalent and souvent participer activement à des activités de bienfaisance, mais on mesure mal si cela est exact, exagéré, ou si les non-religieux sous-estiment leurs activités altruistes [67]. Une étude récente a montré que « cette organisation émerge surtout dans des contextes où les préoccupations de réputation sont renforcées » [۶۷].

L’induction expérimentale d’un état d’esprit « religieux » semble réduire les taux de tricherie et augmenter le comportement altruiste vers des étrangers anonymes, mais tant chez des croyants que chez des laïques et non-croyants) [67]. Des expérimentations montrent aussi un garnishment entre une dévotion religieuse affichée et une and grande confiance (en soi ou en autrui)[67] mais les chercheurs constatent qu’avoir lu le mot « Dieu », ou le fait d’avoir lu le mot « esprit » (en anglais, « Spirit » est proche du mot « spiritualité ») ou « police » a le même effet. L’Histoire ni la sociopsychologie ne montrent à ce jour de différences claires entre le comportement social, éthique, dignified ou criminel de personnes ou groupes se disant religieux ou athées. Le fait d’être croyant ou la pratique religieuse ne semble pas standard exemple liée à la propension à aider un inconnu dans la détresse (ou à s’en détourner), mais le form de religiosité (ou de comportement dignified chez un laïc) a une significance sur le form d’aide qui sera apportée, si la personne s’est arrêtée flow parler avec la personne en détresse[68]. Les effets leads et indirects de la sacrament et de la pratique religieuse sur la criminalité semblent aussi varier selon les époques et les contextes, et ils sont souvent contre-intuitifs ou paradoxaux (Ainsi la sacrament a historiquement justifié les croisades, de vastes mouvements de déculturation, de colonisation et parfois d’asservissement très violents). Des gens se disant religieux ont participé à de très nombreuses guerres et violences fratricides ou les ont cautionnées. Inversement, la sacrament semble aussi avoir généré des comportements individuels ou de petites communautés considérés comme exemplaires.

Les croyances et les comportements religieux découragent-ils les comportements égoïstes ou criminels ? ou autrement dit : l’athéisme diminue-t-il la pratique de comportements vertueux ? Des chercheurs ont tenté de répondre à cette doubt en étudiant les effets comportementaux des injonctions religieuses.
À ce jour, ils n’ont pu trouver aucune preuve convaincante ou systématique de propinquity scientifique ou empirique entre la religion, la religiosité, la malhonnêteté et la criminalité. En 1969 Hirschi et Stark surprennent standard les résultats d’une étude portant sur les effets de l’implication religieuse des teenagers et la délinquance : ils ne trouvent aucune propinquity significative entre l’engagement religieux et de la délinquance. Des réplications ultérieures de ces travaux ont abouti à des résultats similaires ou mitigés. Chez les délinquants, la religiosité ne semble pas non and être un facteur prédictif du obscene de récidive[69] ; Une étude américaine (méta-analyse) sur le obscene d’addiction à l’alcool ou à d’autres drogues et de délinquance conclut standard contre que ce obscene est moindre chez ceux qui ont une pratique religieuse [70]), mais plusieurs commentaires ou d’autres études ont estimé que (hors certains processus de radicalisation rapide[71]) l’engagement religieux (chez les jeunes adultes notamment) était quand même globalement inversement lié au obscene de délinquance ou toxicomanie. Les grandes religions interdisent toutes le suicide, mais si Durkheim a autrefois conclu que la sacrament semble protéger du suicide, cela ne semble and vrai, notamment dans les sociétés où le taux de self-murder s’est élevé chez les jeunes[72]. Les études qui ont tenté de prendre en compte les multiples measure de la religiosité concluent souvent que la « religiosité en soi » pourrait-être moins « protectrice » que d’autres facteurs (aptitude à la maitrise de soi) [73], ou qu’elle n’est efficace flow certains groupes d’hommes (parmi une minorité de jeunes adultes profondément religieux dans le cas de la assault conjugale ou familiale perpétrée standard des hommes selon une étude récente (2015) [73]).

  • Une méta-analyse de 60 études antérieures a été faite flow répondre à ۲ questions: 1) Quel sont les orientations et l’ampleur des effets de la sacrament sur la criminalité ? ۲) Pourquoi les études précédentes ont-elles autant varié dans leur determination de ces effets?
    Les auteurs ont conclu qu’aujourd’hui, les croyances et les comportements religieux exercent un « effet dissuasif modéré » sur le comportement criminel des individus. Ils estiment que les études antérieures ont systématiquement varié dans leur determination de l’effet de sacrament contre la criminalité, en raison de biais méthodologiques et/ou d’approches conceptuelles du sujet trop différentes.
  • Une étude trans-culturelle et trans-nationale conduite à l’université de Chicago (USA), la première faite à une telle échelle sur le sujet, a récemment (publication 2015) porté sur trois comportements (1. sens du don, c’est-à-dire capacité à spontanément partager, 2. tendance à juger autrui, 3. tendance à punir les autres). Ces 3 comportements ont été évalués chez 1170 enfants âgés de 5 à ۱۲ ans de 6 pays (Canada, Chine, Jordanie, Afrique du Sud, Turquie et États-Unis). Les enfants élevés dans des foyers non religieux se sont montrés and altruistes que ceux élevés dans un environnement patrimonial religieux (familles musulmanes et chrétiennes dans le cas de cette étude, les autres religions n’étant pas assez présentes dans le row d’enfants flow en tirer des conclusions statistiquement significatives) ; Les auteurs notent que dans ce panel, l’éducation religieuse a and souvent été associée à plusieurs tendances punitives en réponse à un comportement jugé « anti-social » ; En outre, and la famille était « religieuse » (d’après une enquête faite auprès des parents), moins l’enfant se montrait altruiste dans les tests, et and l’enfant d’une famille religieuse était âgé, and il se montrait enclin à l’égoïsme, au jugement et à punir les autres[74]. L’âge de l’enfant, le statut socio-économique familial, ou le pays d’origine, étaient des facteurs modifiant le résultat, mais moins que le degré de pratique religieuse[74]. « L’’ensemble de ces résultats révèlent la likeness entre les pays dans la façon dont la sacrament influe négativement sur l’altruisme des enfants. Ils remettent en means le indicate de vue selon lequel la religiosité facilite le comportement social. Ils remettent aussi en doubt l’utilité et la vitalité de la sacrament flow le développement moral. Ces interrogations montrent que le discours dignified ne sécurise pas la bonté humaine. En fait, il fait exactement le contraire » commente le professeur Decety, l’un des principaux auteurs de l’étude [74]. Pour Benjamin Beit-Hallahmi qui étudie la psychologie de la religion, cette moindre bonté à l’égard des autres pourrait résulter de « l’importance que de nombreuses religions accordent à une autorité extérieure et aux menaces de punition divine », alors que les enfants élevés dans des foyers laïques pourraient être mieux encouragés à suivre des règles morales juste simplement standard ce que c’est “la meilleure chose à faire” flow bien vivre en société, ainsi « quand personne ne les regarde, les enfants issus de familles non religieuses se comportent mieux »[۷۴] (Cette étude sera prolongée dans 14 pays, avec l’objectif de comprendre criticism le contexte religieux patrimonial change la manière dont les enfants vont redistribuer des biens à différentes personnes d’un groupe[74]).

Thèse de la sécularisation[modifier | modifier le code]

« On a beaucoup parlé depuis quelques années de retour du religieux. »

— Ernest Renan, 1848.

La sécularisation désigne la perte on-going d’importance des religions dans la strive des sociétés modernes. C’est en Europe occidentale et au Canada que le phénomène serait le and avancé tandis qu’il gagnerait progressivement les autres sociétés. Le monde irait ainsi, à and ou moins prolonged terme, vers une duty de la sacrament ou une fin des religions. Certains phénomènes qualifiés de religieux semblent cependant contredire cette perspective. Ceux-ci ne sont pas homogènes. Il peut s’agir d’un maintien ou d’une reviviscence des formes traditionnelles de religions, notamment dans les sociétés les moins sécularisées, ou bien, de manière and patente dans les sociétés occidentales, de « recompositions du religieux » qui laissent penser que la sacrament dont le monde arrange n’est pas exactement le religieux qui revient.

En rapport avec la thèse de la sécularisation, il est aujourd’hui doubt de retour du religieux flow des phénomènes divers et dont il est difficile de percevoir ce qui en ferait l’unité. Depuis les années 1970, le retour du religieux a ainsi été diagnostiqué dans le développement de ce que des sociologues appellent Nouveaux Mouvements Religieux (NMR). Il peut être perçu dans la vitalité et la croissance des mouvements charismatiques pentecôtistes et évangéliques. Le retour du religieux pourrait se caractériser standard une tendance au retour à la tradition, mais aussi, standard le développement d’une forme de religiosité personnelle, dés-institutionnalisée et dérégulée. Au niveau politique, il est doubt de retour du religieux à propos de l’influence qu’exercent des prédicateurs sur la strive politique américaine, flow la révolution islamique iranienne, flow la montée du fondamentalisme musulman ou encore, la montée du nationalisme hindou dans la strive politique indienne. Les constats qui permettraient de mesurer une duty de la sacrament ou un retour du religieux sont difficiles à établir tandis que l’incertitude sur ce qu’est une sacrament joue fortement sur les arguments employés en faveur des idées de duty ou de retour de la religion.

Sortie de la sacrament d’après Marcel Gauchet[modifier | modifier le code]

Marcel Gauchet a défendu la thèse selon laquelle une « sortie de la religion » était en cours dans Le Désenchantement du monde (1985). Le terme « désenchantement » est la traduction d’une countenance à laquelle Max Weber avait donné une définition précise. Il s’agit de « l’élimination de la magie en tant que technique de salut[75] ».

Pour Marcel Gauchet, la sacrament ne consiste standard originellement à croire en Dieu, mais à estimer que la strive doit être gouvernée standard ce que l’on croit savoir de Dieu. Ce savoir se présente toujours comme rationnel tant qu’il opère comme mode de gouvernement. La sacrament consiste ainsi à prétendre « rendre exhaustivement raison du fondement invisible ». Elle est une sham standard définition, et c’est le cas de toutes les religions qui, selon Marcel Gauchet, se rapportent toutes à cet absolu.

Pour Marcel Gauchet, la fin de la sacrament intervient avec l’« épuisement du règne de l’invisible ». La fin ou la duty de la sacrament n’est cependant pas la fin du religieux. L’auteur considère qu’il existe un « pur religieux » remontant aux origines de l’humanité. Celui-ci ne disparaît pas automobile le monde reste en rapport avec une transcendance qui en est l’origine ou le fondement. Cependant « personne n’est fondé parmi les présents-vivants à se réclamer d’une connexion privilégiée avec le fondement invisible, lequel n’a besoin de personne flow uniformément s’imposer ». Ce qui prend fin avec la duty de la sacrament n’est donc pas ce que Gauchet désigne comme étant le « pur religieux », mais c’est la sacrament en tant que prétention à rendre compte du fondement invisible du monde. Avec la duty de la sacrament « Dieu ne meurt pas, il cesse simplement de se mêler des affaires politiques des hommes. »

Marcel Gauchet affirme que l’on peut parler de « retour du religieux » mais pas de « retour de la religion ». L’un et l’autre seraient très différents en ce que le retour du religieux serait une nouvelle forme de religiosité désinstitutionnalisée, tandis que le retour de la sacrament désignerait la reviviscence d’une sacrament inexorablement vouée à la disparition. Ce qui s’apparente à un essor de la sacrament aujourd’hui serait de l’ordre d’états de déréliction intermédiaires des religions plutôt que l’avenir religieux de l’humanité.

Le fait que les religions soient devenues des systèmes de croyance fait partie de ce processus : c’est lorsque s’opère la « sortie de l’organisation religieuse du monde humain que la sacrament devient un système de croyance[76]. » Comme Max Weber, Marcel Gauchet reconnaît au christianisme une place particulière dans l’histoire de l’humanité et parmi les autres religions, considérant qu’il s’agit de « la sacrament de la duty de la religion ».

Le monde sortant de l’âge des religions, de nouveaux problèmes se posent automobile « le déclin de la sacrament se paie en difficulté d’être soi[75]. » Marcel Gauchet estime que « La société d’après la sacrament est aussi la société où la doubt de la folie et du difficulty intime de chacun prend un développement sans précédent[75]. » L’auteur recommande d’aller consulter un psychanalyste si l’on ne sait pas gérer seul les névroses résultant des incertitudes de l’existence. Le discours psychanalytique, en particulier lacanien, pourrait aussi, selon Marcel Gauchet, permettre d’envisager des réponses and collectives. Cependant, chacun devra affronter « la douleur lancinante, journalière que nul drug sacral ne permettra and d’oublier : l’inexpiable counterbalance du désir inhérent au fait même d’être sujet[75]. »

Retour du religieux[modifier | modifier le code]

Dans l’après-guerre, un changement d’appréciation sur la valeur du progrès technique – déjà dénoncé standard Edgar Quinet, puis Paul Valéry en leurs temps et repris Georges Bernanos s’est produit : ce qu’apportent les sciences et les techniques ne répondraient pas ou mal aux questions du sens de la strive et de la recherche du bonheur. Le « progrès » des armements, déjà dénoncé standard Charles Richet, est même perçu comme néfaste, voire désastreux. La bombe atomique montre l’humanité able de s’anéantir elle-même, alors que grandissent avec les Amis de la Terre, puis le Club de Rome les préoccupations environnementales. Dans les écrits d’Hannah Arendt, il est doubt de crise de la culture, d’illusion du progrès, de perte de confiance en la raison. Avec l’effondrement des grands systèmes idéologiques, se battre flow des idées parait inutile, en and de dangereux (thème dont Georges Brassens fera plusieurs chansons). Dans ce contexte, André Malraux évoquait avec and d’éloquence que de précision les formes que pourrait ou devrait prendre un retour du religieux. Il aurait déclaré alors dans des entretiens que « Le XXIe siècle sera religieux [dans d’autres citations : “spirituel”] ou ne sera pas ». Cette formule deviendra rapidement célèbre. Il la dénoncera standard la suite, niant l’avoir prononcée :

« Il [André Malraux] m’a dit que nous sommes la première civilisation dans l’histoire du monde à ne pas avoir de centre, de transcendance, de sens à la strive qui l’informe en tant que civilisation. Très essential à la technologie moderne — « Pensez donc, en l’espace d’une seule strive j’ai vu les fiacres à Paris et des hommes sur la lune » — il s’inquiétait flow l’avenir d’une telle enlightenment sans centre, et c’est là où, devant moi, il a prononcé la fameuse phrase : « Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas ». Il a expliqué qu’il ne savait pas quelle forme cela prendrait : ou bien le renouveau d’une sacrament existante, ou bien une nouvelle religion, ou bien quelque chose de surveillance à fait imprévisible, comme il l’a souligné dans L’Homme précaire et ailleurs. Mais de toute façon, flow lui, ou bien notre civilisation retrouverait un centre, une transcendance, un sens à la vie, ou bien on se ferait tous sauter en l’air puisque nous en avons maintenant les moyens techniques. »

— Brian Thompson, « Le [77].

L’opposition entre rationalité et sacrament est au cœur de la thèse de la sécularisation. Elle suspect que les religions reculent à mesure que le monde développe ses connaissances. Dans l’optique de cette thèse, les faits semblant indiquer un retour des religions seraient des irrégularités dans un mouvement de modernisation on-going et de recul de la religion. Une problématique du scientisme demeure, celui-ci restant muet sur la doubt des valeurs. Ainsi, les skeleton des camps de thoroughness nazis étaient, comme le rappelle le film La liste de Schindler, établis de façon parfaitement rationnelle.

Selon Odon Vallet, cette notice est statistiquement fausse excepté en Europe[78] : toutes les religions ont gagné des adeptes standard elementary effet démographique au XXe siècle, excepté le bouddhisme qui en a perdu non en raison de la modernité, mais des persécutions. Les religions proposent cependant des valeurs fondamentales (indépendantes en général des croyances – qui on flow effet surtout de les légitimer), des progrès, un espoir, une fin, des motivations, un sens à la vie, surveillance ce que donne aussi la modernité concurrente. Lorsque la modernité décevrait, la sacrament reviendrait.

Des théories de « postmodernité » – parfois nommée ultra-modernité ou hyper-modernité – ouvrent des perspectives différentes sur la doubt de la conditions religieuse du monde et de son devenir. Elles semblent pouvoir expliquer à la fois le déclin d’institutions religieuses anciennes, la persistance d’une spiritualité individuelle et une life du religieux. Ces théories accordent une place importante à la montée d’une « culture du soi » ou d’une requête d’accomplissement crew (voir Pyramide de Maslow) en fonction de la subjectivité individuelle. Selon Danièle Hervieu-Léger, ces théories permettent de penser que le recul des religions serait davantage une « dés-institutionalisation » du religieux que sa disparition[79]. Le religieux se recompose flow répondre à un des besoins qui ne satisfont and standard l’appartenance à une communauté ou en se fiant aux interprétations autorisées des « grands récits » qui ont accompagné la arrangement des cultures du monde. Les individus prennent ce qui leur semble faire sens dans ces traditions et l’interprètent librement flow orienter les choix de leur vie. L’essor de cette religiosité participerait « du règne de l’individualisme expressif et de la enlightenment de l’authenticité[۷۹]. » Dans cette perspective, la sécularisation peut se comprendre comme un processus de dérégulation institutionnelle de la religion. Les religions traditionnelles et institutionnalisée s’effaceraient flow laisser place à un religieux dérégulé, les religions collectives et identitaires disparaîtraient au eminence d’un religieux diffus et personnel[79].

La viewpoint de la sécularisation et de la fin des religions a été and radicalement remise en means qu’elle ne l’est avec la thématique de la recomposition ou de la dérégulation du religieux. Cette remise en means a trouvé une countenance particulièrement claire avec la announcement en 1999 d’un collectif dirigé standard Peter Berger et intitulé La désécularisation du monde. Peter Berger y affirme que la théorie de la sécularisation, qu’il avait lui-même défendue auparavant, est globalement fausse lorsqu’elle prédit la fin des religions automobile la sécularisation entraîne une réaction religieuse sur des lignes conservatrices ou traditionalistes. Pour Peter Berger « Le monde est aujourd’hui est, à quelques difference près […], aussi furieusement religieux que toujours, et standard endroits and qu’il ne l’a jamais été[۸۰]. »

Indifférence religieuse[modifier | modifier le code]

Selon Claude Dagens, la sécularisation serait la means de la montée de l’indifférence religieuse en Occident depuis les dernières décennies du XIXe siècle[81].

Dans Religion privée, opinion publique, Bertrand Binoche établit une corrélation entre la valorisation de l’idée de tolérance dans l’opinion publique depuis le [82]. »

Croyances, vérité et relativité[modifier | modifier le code]

Les idées de relativité culturelle ou de choc des civilisations ont en commun qu’elles supposent l’existence d’entités (des cultures ou des civilisations) qui se rapportent diversement à des religions envisagées comme des ensembles de croyances et de pratiques flow un groupe ou une société. Ce qui est en jeu lorsqu’il est doubt de relativité culturelle ou de choc des civilisations est le caractère supposé insurmontable des différences entre des « mentalités », des systèmes de pensée ou de croyances identifiés à des cultures, des sociétés, des civilisations ou des religions. Les notions de culture, de société ou de civilisation sont entrées dans le langage moderne standard la polémique sur la religion. Toutefois, elles n’ont pas de définition précise, pas and que celle de religion. Elles peuvent être définies les unes standard les autres, les unes contre les autres, parfois les unes comme les autres, ce en quoi elles pourraient n’être que différentes façon de parler vaguement de « la même chose » : de la religion, la enlightenment ou la civilisation, ou bien, au pluriel, des religions, des cultures ou des civilisations.

Relativité culturelle[modifier | modifier le code]

Le relativisme moderne permet de penser d’une part, que les croyances et les normes morales des différentes sociétés n’ont pas de fondement rationnel, et d’autre partial qu’elles sont légitimes et respectables au sein du système de pensée où elles trouvent leur cohérence. Dans ce contexte, les croyances ne peuvent être ni défendues à l’extérieur, ni critiquées de l’extérieur. À l’extrême, Richard Shweder (en) qui soutient la thèse de l’incommensurabilité des cultures a suggéré que l’excision ne pouvait être jugée de l’extérieur[83]. Raymond Boudon réagit à ce genre de positions en écrivant :« On attend encore le culturaliste qui refuserait de juger de l’extérieur la lapidation des femmes adultères ou la condamnation à mort flow means de acclimatisation religieuse[84]. »

Selon Raymond Boudon « Le relativisme a existé dès l’Antiquité, en témoigne le Théétète de Platon (152 a), mais il a toujours représenté une philosophie parmi d’autres. Il n’est devenue une philosophie dominante que de notre temps[84] ». En un sens vast il est probable de qualifier de « relativiste » l’idée selon laquelle la compréhension et l’interprétation de discours dépend des conditions historiques et culturelles dans lesquelles ils sont énoncés. En un sens and restrictif le relativisme consiste à tenir qu’il n’y a de vérité qu’à l’intérieur d’un système de pensée ou d’une enlightenment donnée, la vérité d’une enlightenment n’étant pas permitted à une autre. Raymond Boudon introduce de voir dans ces deux façons de considérer le relativisme un bon et un mauvais relativisme : « Le bon relativisme a attiré l’attention sur le fait que les représentations, les normes et les valeurs varient selon les milieux sociaux, les cultures et les époques. Le mauvais en a conclu que les représentations, les normes et les valeurs sont dépourvues de fondement : qu’elles sont les constructions humaines inspirées standard le milieu, l’esprit du temps, des passions des intérêts ou des instincts[84]. »

Les bases théoriques du relativisme moderne n’ont jamais été posées de façon systématique, mais elles peuvent être envisagées dans une relecture de certaines œuvres, notamment celles de Montaigne, Hume et Weber[84], trois auteurs parmi ceux qui comptent le and dans l’étude de la arrangement de l’idée moderne de religion. Ce que Montaigne aurait permis de comprendre est que : « en matière normative, il n’y aurait pas de vérité, mais seulement des coutumes variables d’une société à l’autre ». Avec ce qu’il est convenu d’appeler la guillotine de Hume, David Hume aurait fourni l’un des arguments essentiels du relativisme moderne : « aucun raisonnement à l’indicatif ne peut engendrer une finish à l’impératif[84] ». L’idée est que l’on ne peut déduire logiquement des normes de propositions qui ne soient pas elles-mêmes des normes. En d’autres termes, les principes moraux indiquant ce qu’il faut faire ou ne pas faire ne se déduisent pas uniquement de l’observation de faits, mais toujours d’autres principes moraux. Enfin Max Weber, avec Le polythéisme des valeurs et La guerre des dieux aurait fourni, « contre son gré », les bases d’une logic relativiste déployée à sa apartment standard les sociologues allemands qui ont insisté sur l’idée que les valeurs culturelles relèvent de l’arbitraire et des rapports de force[84].

C’est dans le sillage des travaux sur les religions des sociologues allemands Georg Simmel[85] et Ernst Troeltsch que se sont ensuite développées les théories sociologiques ou théologiques qualifiées de relativistes sur les religions. Troeltsch fut relativiste comme « à regrets ». Son relativisme est plutôt un evidence qu’il poise sur la pensée de son temps sur les religions et sur l’histoire des religions, problème qu’il cherche à dépasser surveillance en consolidant néanmoins standard ses analyses la possibilité de décrire et d’expliquer une forme d’incommunicabilité entre cultures ou religions. C’est dans la seconde moitié du John Hick qui défend, d’un indicate de vue chrétien, l’égale valeur de toutes les religions.

Respect des croyances[modifier | modifier le code]

Dans Postmodernism, reason and religion (1992), Ernest Gellner critiquait ceux qui s’attachent à des croyances religieuses autant que ceux qui sans vraiment y croire leur donnent de la légitimité standard leur discours relativiste et postmoderne. Il analyse la conditions actuelle en proposant de penser qu’il y a non pas seulement une choice entre modernité et postmodernité, entre sacrament et scholarship ou entre conservatisme et progressisme tel que l’on pensait habituellement selon des clivages binaires mais que les débats jouent sur trois positions : le fondamentalisme religieux, le relativisme défendu dans la mode de la postmodernité, et le rationalisme. Pour sa partial Jacques Bouveresse visualize trois positions qui ne se disent pas surveillance à fait de la même manière : celle du rationaliste qui estime au moins probable de rejeter ce qui est mistake à défaut de pouvoir surveillance apocalyptic du vrai, celle du sympathisant rationaliste qui demande de l’indulgence flow les croyances surveillance en se disant incroyant, et celle du croyant qui tient flow vrai sans savoir qu’il croit. L’auteur considère que l’on ne peut osciller indéfiniment entre ces trois attitudes. Il attaque les intellectuels qui, surveillance en se disant incroyants, se posent en défenseurs de la sacrament au nom de choses comme le besoin de sacré et de transcendance, ou le fait que le garnishment amicable ne peut être, en dernier analyse, que de inlet religieuse. Cette opinion témoignerait de ce que notre époque n’est pas tant celle du « retour du religieux » que du « recours au religieux », ouvrant la porte à des manipulations que ce soit standard le politique ou standard des charlatans religieux[86].

Pour Jacques Bouveresse, le principal risk en matière de religions viendrait aujourd’hui de discours qui ne donnent de légitimité qu’à une sacrament sans raison ou une foi sans intelligence. Ce risk ne viendrait pas tant des religions elles-mêmes que d’un feel universitaire, standard ailleurs complètement affranchi de surveillance contrôle des religions. Dans un chapitre intitulé « Les vrais et les mistake amis des religions », Jacques Bouveresse déclare n’avoir personnellement « que peu de showing flow la croyance, ayant une propension, naturelle ou acquise, à vouloir juger et évaluer les croyances de façon rationnelle[87] ». Et il s’oppose à ceux qui, notamment dans le domaine des sciences des religions, assurent une légitimité a priori à toutes les croyances.

Valeur du vrai[modifier | modifier le code]

Paul Veyne dans Les Grecs ont-il cru à leur mythes ? introduce une réflexion sur ce qui, aujourd’hui comme hier, fait que l’on tienne certaines choses flow vraies, c’est-à-dire que l’on y croit. Il conclut son essai en écrivant : « Le propos de ce livre était très simple. À la seule harangue du titre, quiconque a la moindre enlightenment historique aura répondu d’avance « Mais bien sûr qu’ils y croyaient, à leurs mythes ! ». Nous avons simplement voulu faire en sorte que ce qui était évident de « ils » le soit aussi flow nous et dégager les implications de cette vérité première[88]. » Pour Paul Veynes, les Grecs avaient raison de croire en leurs mythes. Platon ou Aristote y croyaient en s’assurant de surveillance ce dont il était flow eux probable de s’assurer selon une raison qu’ils ont, semble-t-il, installation bien déployée. Ils retranchaient des mythes ce qui devait être tenu flow invraisemblable, member ainsi, standard amendements et corrections, à la prolongation de mythes crédibles. De même, aujourd’hui, nous faisons des sciences flow savoir les mythes qu’il faut croire. Paul Veyne introduce donc que l’on abandonne les projets de critique des idéologies comme l’habitude de dénoncer le mistake au nom d’un vrai, puisque le vrai est de toute façon l’assentiment que l’on donne en ce que l’on croit selon les raisons que l’on a d’y croire. Il suffit de s’intéresser à ce qui est intéressant surveillance en considérant n’y a ni vrai ni faux, et il déclare à ce sujet : « cela fait d’abord un drôle d’effet de penser que rien n’est vrai ni faux, mais on s’y frequenter rapidement. Et flow cause, la valeur de vérité est inutile, elle fait toujours double emploi ; la vérité est le nom que nous donnons à nos options, dont nous ne démordrions pas, si nous en démordions, nous les dirions décidément fausses, tant nous respectons la vérité[۸۸]. »

Jacques Bouveresse estime flow sa partial que l’on ne renonce jamais sérieusement à la valeur du vrai. Il constate qu’aujourd’hui une pensée dite « pragmatique » défend l’idée selon laquelle « les hommes s’aimeront davantage une fois qu’ils auront cessé de croire que la vérité existe et peut, au moins dans certains cas, être découverte. » Jacques Bouveresse, dénonce cette idée, et il considère qu’il y a surveillance lieu de s’attendre à ce que la décision de cesser complètement de se préoccuper de vérités et de la fausseté soit and souvent répétée et proclamée comme aphorism que supposée devoir être contain sérieusement et appliquée concrètement[89]. Il se demande criticism honorer dans le contexte actuel de crise de confiance en la raison ou en l’idée de vérité, l’inquiétude exprimée standard Bertrand Russell selon laquelle « là où il n’y a and de place réelle flow une eminence entre le vrai et le faux, on peut parier à manoeuvre sûr que ce qui augmentera, ce n’est pas l’amour entre les hommes mais plutôt l’arbitraire, la violence, la tyrannie et la guerre[90]. »

Perspectives flow l’étude des religions[modifier | modifier le code]

Les sciences des religions ont été l’objet de nombreuses critiques ces dernières années tant de l’intérieur que de l’extérieur. Dans ce contexte quelques propositions qui prennent actes des problèmes soulevés ont été faites sur la façon dont pourraient se poursuivre des études scolaires et universitaires de la sacrament et des religions.

Étude des faits religieux[modifier | modifier le code]

Il est doubt de « faits religieux » dans des travaux de sciences des religions depuis ses débuts. L’expression se trouve ainsi dans Les formes élémentaires de la strive religieuse de Émile Durkheim paru en 1912, puis chez d’autres auteurs, standard exemple chez Mircea Eliade en 1949[91]. Parler de « faits » peut être une façon de se situer sur le turf de la science, mais l’expression est longtemps restée d’un use assez anodin. Elle a commencé à être remarquée comme titre d’un livre de Jean Delumeau en 1993. Ce livre donne la release à divers religieux qui parlent de leur propre religion. La même année, Danièle Hervieu-Léger créait le Centre d’Études Interdisciplinaires des Faits religieux (CEIFR) à l’École des hautes études en sciences sociales. En 2002, Régis Debray livrait un rapport intitulé « L’enseignement du fait religieux dans l’école laïque »[۹۲], et depuis un enseignement du fait religieux a été intégré aux programmes scolaires. Aujourd’hui, cette countenance permet de faire valoir que, même en l’absence de accord sur la définition du religieux, il y a dans le monde des faits objectifs et indéniables qui sont qualifiés de « religieux ». Si l’on ne sait pas expliquer pourquoi ces faits sont dits religieux, ils ne peuvent pas non and être niés ou ignorés sous prétexte qu’ils sont dits religieux.

L’émergence du thème des faits religieux et son enseignement est d’abord une affaire française, liée à la recherche universitaire sur les religions, mais aussi à la doubt de l’enseignement scolaire et de la laïcité. À Québec, une problématique similaire se poise avec le débat sur le cours « Éthique et Culture Religieuse » (ECR), mis en place depuis 2008 flow dispenser un enseignement culturel et neutre des différentes religions[93]. L’expression « faits religieux » n’est pas équivalente à l’anglais « religious facts » qui désigne des données statistiques sur les religions confessionnelles telles que celles produites standard la CIA, et non pas l’opération épistémologique dont relève l’expression française ou le cours ECR à Québec.

Parler de « faits religieux » n’apporte aucune resolution aux problèmes de définition de la religion. Ainsi, le Dictionnaire des faits religieux n’a pas d’article « religion » mais un essay « faits religieux », où Jean-Paul Willaime embark standard perplexity les problèmes d’une définition de la sacrament et reconnait que le « fait religieux » ne se définit pas mieux que la religion. Selon l’auteur, « l’expression [fait religieux] vise à saisir les phénomènes religieux comme « faits historiques », d’une part, et « faits sociaux », d’autre part, ce qui est une façon de souligner que les phénomènes religieux sont construits comme faits à travers diverses approches disciplinaires : historique, sociologique, anthropologique. Il ne s’agit pas d’une définition mais d’une façon de qualifier en langue française les approches scientifiques des phénomènes religieux. » Ainsi, « La idea de fait religieux, si elle n’accepte pas de définition elementary et univoque, s’avère féconde flow la recherche et l’enseignement. Non seulement parce qu’il est préférable de choisir l’adjectif religieux au substantif religion, mais aussi parce que cela permet d’entrer dans l’intelligibilité des phénomènes religieux en étant attentif aussi bien à leur dimension de faits collectifs et matériels qu’à leur dimension de faits symboliques et sensibles ». Considérant que l’étude des faits religieux consiste premièrement à s’intéresser à des « faits historiques » Jean-Paul Willaime, précise que la idea de fait religieux s’est construite dans la viewpoint « d’établir ce qui s’est réellement passé en tentant de distinguer la légende (ou la mémoire) de la réalité, en s’appuyant donc sur des papers véridiques, en écartant les faux. » Il s’agirait ainsi de soumettre toutes les religions à des études historico-critiques, comme l’ont été le judaïsme et le christianisme. Enfin, l’étude des faits religieux implique que l’historien s’interroge sur ce qui lui est donné comme un « fait religieux »[۹۴].

Pour Jean-Marc Tétaz, ce dont relève la volonté de décrire des « faits religieux » plutôt que des « religions » est une opération épistémologique élémentaire qui consiste à tenter de constituer l’objet que l’on souhaite observer. La outline de « faits » tels qu’une réalité culturelle ou un comportement amicable est une affaire complexe, et il faut s’interroger sur l’opération qui consiste à sélectionner des traits que retiendra la outline flow désigner telle entité du turf étudié, « toute outline est un acte de constitution, transformant la réalité observée en champs théorique[95] ». Ainsi, il n’y a pas de « fait » en soi, c’est toujours au travers d’une catégorie, en l’occurrence celle de religion, que l’on décide qu’un fait est religieux.

L’émergence du thème des « faits religieux » n’est pas une révolution dans les sciences des religions, automobile l’étude du fait religieux n’est rien d’autre que l’étude des religions telle que dans les sciences des religions. Néanmoins, dans le domaine de l’enseignement scolaire, le changement de vocabulaire dans l’intitulé permet de clarifier l’ambiguïté de l’expression « étude de la religion », qui peut laisser un doute sur la doubt de savoir si l’enseignant doit faire le catéchisme ou s’il fait de l’histoire, de la sociologie, de l’anthropologie, etc. En parlant d’enseignement du fait religieux, il parait and clair qu’il ne s’agit pas de catéchèse[96].

Tel que l’énonçait le rapport Debray, le problème auquel tente de répondre la graduation d’un enseignement du fait religieux est aussi celui de l’accès aux œuvres culturelles : peinture, musique, architecture, littérature, etc., qui sont pleines de ce que l’on estime être religieux à un degré ou à un autre. Sans un smallest de connaissance des religions, ces œuvres sont illisibles[97].

Approche généalogique ou histoire intellectuelle[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1960 des chercheurs tels que Wilfred Cantwell Smith (en), Michel Despland[98] et Ernst Feil (de)[99] ont commencé à aborder le problème de la religion, non and en considérant qu’il y aurait une définition ou une hint kibbutz de la sacrament au-delà de toutes les religions du monde, mais en étudiant les façons dont la sacrament ou les religions ont été conçues dans l’histoire. En mettant au jour la grande diversité de ces conceptions, leurs travaux ont contribué à démanteler davantage ce qui pouvait, il y a encore quelque temps, paraître pouvoir servir de théorie générale de la sacrament ou des religions. Mais dans le même temps ils montrent les articulations ou les transitions entre des conceptions possibles, successives ou concurrentes, ce en quoi ils permettent d’envisager la reformation d’autres théories.

Avec les travaux de ces chercheurs, quelques éclaircissements semblent pouvoir être apportés sur ce que l’on appelle le judgment ou la idea de religion. Il est au moins probable d’affirmer que l’idée selon laquelle il y aurait une hint ou une inlet kibbutz à toutes les religions est progressivement apparue à l’époque moderne. Cette émergence est située entre les XVe et XIXe siècles avec, en premier lieu les Réformes religieuses du XVIe siècle, suivie de l’interprétation de cette nouvelle pattern de l’expérience religieuse des Européens standard les philosophes des Lumières, puis de l’émergence des sciences sociales. Ceci n’exclut pas que l’idée moderne de sacrament ait des précédents et des racines dans ce qui précède. Selon Pierre Gisel :

« souligner cette turn historique ne révoque pas une harangue généalogique and vast et inscrite dans une histoire de longue durée, prenant alors en compte un développement du religieux et des dispositions socio-culturelles flow lesquelles le christianisme joue effectivement un rôle central. Mais le christianisme devra alors aussi être relu selon une approche vast et différenciée, et non seulement à partir des formes confessionnelles nées avec les temps modernes. On s’efforcera notamment de cerner sa cristallisation au cœur de l’Antiquité tardive, à stretch de ses Écritures de référence et au seuil d’une histoire ultérieure toujours changeante justement, on interrogera aussi ses acculturations diverses, de même que ses phénomènes de canonisation ou d’orthodoxies, comme ses marges, hérétiques ou ésotériques, on prendra en compte ses lieux de objection également – des Cathares aux mouvements utopiques – ou encore ses liens, faits de démarcation et d’interdépendance, avec des traditions parallèles, juives ou islamiques en premier lieu. »

— Pierre Gisel, Théories de la religion

Lorsqu’il est doubt d’approche généalogique chez Pierre Gisel, il s’agit d’une généalogie des idées de sacrament et non pas des idées religieuses ou des religions elles-mêmes. En effet, l’histoire des religions, des croyances ou des idées religieuses relève d’une source de la sacrament que l’on suspect valable flow surveillance ce qu’il est probable d’appeler sacrament dans l’histoire, tandis que l’histoire des idées montre que la sacrament se conçoit de façons différentes selon les époques, les lieux et les auteurs.

Théorie des front de famille[modifier | modifier le code]

Tandis que l’approche généalogique du judgment de sacrament porte sur les idées de religion, la théorie des front de famille porte sur les religions elles-mêmes. L’une et l’autre ne sont pas sans rapport automobile elles prennent toutes deux actes de la multiplicité des façons de concevoir ce qu’est une religion. Selon Jean-Marc Tétaz et Pierre Gisel, le problème concernant la définition du judgment de sacrament est que l’on cherche parmi les différentes conceptions possibles de la sacrament laquelle pourrait être exemplaire ou normative, ou, à défaut, s’il est probable d’en trouver une qui les comprenne toutes. Le thoroughfare à une logique des « airs de famille » proposée en 2004 standard Jean-Marc Tétaz[100] et assez largement reprise depuis[101], a flow though de dépasser ce problème surveillance en fournissant à l’étude des religions une bottom épistémologique acceptable.

La théorie des front de famille est une transposition au domaine de l’étude des religions d’une théorie épistémologique de Wittegenstein. Il s’agit d’expliquer que l’on désigne une crowd de choses comme une seule alors qu’il est unfit de donner une définition qui convienne à chacune de ces choses prises séparément. L’exemple classique flow expliquer cette théorie est celui du jeu qui avait été donné standard Wittgenstein lui-même. Il existe toutes sortes de jeux, des jeux de mots, de mains, de société, d’enfants, d’argent, des jeux olympiques, etc. Cependant, aucune définition du jeu, aussi brève soit-elle, ne conform à surveillance ce qui s’appelle « jeu ». Pour la religion, c’est la même chose[100].

Étant admis qu’il n’y a pas une définition de la sacrament valable flow surveillance ce que l’usage a permis et permet aujourd’hui de comprendre comme des religions, le chercheur embark standard n’importe quel cas singulier de religion, automobile il faut bien commencer quelque part. Il voit ensuite criticism il peut passer de proche en proche vers les autres cas. « Le cas singulier standard rapport auquel on identifie d’autre cas […] n’implique alors aucune priorité de droit prophesy au premier cas. » Dans cette démarche il n’est pas nécessaire de donner une définition de la sacrament qui convienne à toutes les religions, mais l’on s’applique à définir le cas que l’on observe et l’on montre criticism il s’articule à d’autres[100].

L’expression « airs de famille » est une métaphore qui a des limites. Selon Jean-Marc Tétaz, « telle que l’utilise Wittgenstein, elle n’a aucune inference généalogique ; les ressemblances constatées ne sauraient être reconduites à quelque origine commune, sorte d’ancêtre éponyme[100]. »

Mondialisation de la sacrament et pluralité des pluralismes religieux[modifier | modifier le code]

Un pluralisme religieux est un système politique able de reconnaître et d’organiser la coexistence de choses telles que le bouddhisme, le christianisme ou l’islam. Le pluralisme religieux des occidentaux est « égalitaire » dans la mesure où il stimulate à considérer que toutes les religions sont d’égale valeur tandis que le fait d’avoir ou non une sacrament ne se traduit en droit standard aucun privilège ni discrimination. Si ce pluralisme religieux d’origine européenne et qui remonte au [102].

Invention des religions en Chine[modifier | modifier le code]

Religions officielles[modifier | modifier le code]

En chinois le mot sacrament se traduit aujourd’hui standard l’expression zōng jiào 宗教. Vincent Goossaert, dans l’article qu’il a consacré à la carrière de cette expression, montre criticism ce néologisme a été réintroduit dans les langues et l’écriture chinoises à la fin du [103]. Il fait remonter l’origine de ce néologisme à son emprunt en 1901 standard des lettrés chinois de l’expression japonaise shûkyô, littéralement « école des rites », qui, au Japon, désignait avec les mêmes caractères la delivery d’un savoir et de rites au sein d’un groupe. Au impulse où il est adopté standard les Chinois il désigne « un système structuré de croyances et de pratiques séparé de la société et organisant les fidèles en églises[104] ». Le terme zōng jiào 宗教 est alors mis en rapport avec la idea complémentaire de mi xin 迷信 désignant la superstition. Selon Vincent Goossaert, la mise en antithesis de ces deux notions a introduit dans le paysage religieux chinois une eminence inconnue jusque-là. Cette antithesis a d’abord thoroughfare à renvoyer du côté de la damned de nombreux éléments de la enlightenment traditionnelle chinoise, tandis que depuis 1912, le gouvernement Chinois reconnaît cinq religions officielles : le Bouddhisme, le taoïsme, l’islam, le protestantisme et le catholicisme. Plus tard, l’idée de damned a alimenté le fight contre les religions mené standard le régime de Mao. Si depuis les années 1980 la politique religieuse de la Chine est and souple, notamment vis-à-vis des groupes religieux qui n’entrent pas dans le cadre des cinq religions officielles, la liberté religieuse y reste la possibilité de pratiquer un culte dans le cadre établi standard l’État et l’éventualité que ce qui n’y entre pas ne soit pas réprimé.

Cette inventions des religions moderne en Chine a eu lieu dans un contexte culturel able de le recevoir mais qui en a été profondément transformé et qui reste marqué standard une longue tradition de reconnoitering de religions d’un autre ordre que ce qui se conçoit comme des religions dans la modernité occidentale. Ainsi ce qu’il est probable de considérer aujourd’hui comme la sacrament traditionnelle chinoise se décrit très mal avec le néologisme chinois formé flow traduire « religion », et la doubt de savoir ce qu’il convient de considérer comme des religions ou de la sacrament dans le contexte chinois continue à perplexity problème.

Un monde religieux depuis longtemps régulé standard l’État[modifier | modifier le code]

Un système tolérant, mais aussi imposé et régulé standard l’État, au besoin standard la force, s’est mis en place en Chine sous la dynastie des Tang entre les [105]. Cette forme de pluralisme religieux permettait d’identifier ce qui standard ailleurs peut-être considéré comme des religions dans la mesure que c’est dans cette politique que le christianisme a été interdit en Chine au XIIe siècle et qu’il en a ensuite disparu.

La pratique religieuse en Chine était l’objet d’une régulation institutionnelle importante, « le church chinois est une establishment politique : l’État s’en sert flow gouverner, et le peuple y fonde son organisation[106]. » C’est l’État qui autorise ou interdit les temples, mais il ne gère pas véritablement les temples, pas and qu’il ne définit la doctrine des différents cultes. Il n’a pas non and l’initiative dans la graduation d’un temple : le and souvent l’État ne peut que réguler ou entériner des états de fait. Les interdictions étaient plutôt rares et brutales. Les autorisations prenaient la forme d’une canonisation de la divinité standard son marker au registre des sacrifices. Les autorisations sont accordées moyennant quelques contreparties et elles s’accompagnent de la définition d’un régime mercantile dont va dépendre la strive économique du temple. Chaque temple, flow pouvoir fonctionner, devait donc faire l’objet d’une autorisation bien négociée.

Tout d’abord, l’État veillait à la moralité des cultes rendus avec flow principal critère celui de l’intérêt de l’empire chinois. Les cultes liés à des divinités lubriques ou violentes faisaient l’objet d’une procédure de recentrage au cours de la procédure de canonisation qui permettait de corriger quelques aspects de la doctrine ou du culte en question. Mais, and que les questions d’honorabilité des cultes, les questions financières jouent un rôle prépondérant dans l’attitude de l’État vis-à-vis des temples. En effet, les constructions nouvelles d’un church ainsi que les fêtes religieuses exubérantes sont considérées comme des dépenses inutiles et un frein aux autres travaux and utiles au développement de l’Empire. Conjointement aux autorisations données flow les cultes locaux, dans un esprit de « donnant-donnant », l’État imposait des cultes flow surveillance l’Empire qui, grâce aux offrandes des fidèles, devaient permettre de financer les travaux publics. Par ailleurs, la famille impériale était propriétaire de certains temples dont le status était considérable, tel le church du ciel à Pékin, mais d’un impact amicable très limité puisque la race n’y avait pas accès.

Les trois enseignements et la sacrament populaire[modifier | modifier le code]

Les études sur les religions chinoises distinguent habituellement trois religions traditionnelles qui compare aux trois enseignements (三教, sānjiào) : le dào 道 que nous appelons taoïsme, le shi 释 qui conform au premier caractère du nom du Bouddha, et le 儒 qui désigne les lettrés confucéens. Sur ces trois enseignements, seul le bouddhisme et le taoïsme sont officiellement reconnus comme des religions aujourd’hui en Chine. Cette deficiency du confucianisme ne tient pas seulement au fait qu’il avait été jugé rétrograde standard les révolutionnaires du [107]. D’autre part, les trois enseignements traditionnels n’avaient pas le statut de religions distinctes. Les Occidentaux qui voient dans les temples chinois les statues des trois maîtres que sont Laozi, Confucius et Bouddha parlent de syncrétisme parce qu’ils envisagent ces enseignements comme des religions distinctes, mais cette idée est loin d’être une évidence dans la tradition chinoise.

Plutôt que de parler des religions chinoises en distinguant uniquement trois courants traditionnels, comme s’il s’agissait de confessions distinctes au sens où l’on parle de religions en Occident, il semble probable d’envisager la sacrament en Chine comme un garb organique de doctrines et de communautés qui présente une certaine cohérences d’ensemble et qui a un socle commun dans les trois enseignements. Pour Vincent Goossaert « La sacrament populaire au sens de « religion partagée standard l’ensemble du peuple », fait appel aux liturgies et aux écritures des trois traditions constituées, mais se développe librement en dehors et autour d’elle »[۱۰۸]. Pour autant, ni la sacrament populaire, ni les trois enseignements ne se comptent comme des religions telles que celles requérant une adhésion exclusive. Les enseignements sont entretenus et donnés standard une catégorie de la race que l’on peut considérer comme un « clergé » et qui s’occupe d’étudier et d’enseigner selon l’« orthodoxie » de l’un ou l’autre de ces courants. Les « laïcs » peuvent avoir recours à ces clergés et à leur enseignement, sans que cela suspect une adhésion au confucianisme, au taoïsme ou au bouddhisme de l’ordre de celle requise flow le christianisme ou l’islam.

Les religions en Inde[modifier | modifier le code]

Le pluralisme religieux de l’Inde[modifier | modifier le code]

Le sous-continent indien possède un garb de traditions religieuses que l’on désigne aujourd’hui standard le terme générique d’hindouisme. Dans sa diversité, l’hindouisme est la principale « religion » de l’Inde, les hindous représentant 81 % de la population, mais il n’y a pas « un » hindouisme automobile s’agit d’un phénomène pluriel qui, selon Catherine Clémentin-Ojha, « résiste à toute indeterminate de définition univoque[109] ». Outre l’hindouisme, ce pays compte de nombreuses religions. Le bouddhisme, bien que très peu présent aujourd’hui, y est apparu en même temps que le jaïnisme, vers le Moghols étendaient leur sovereignty sur le nord de l’Inde. Le sikhisme, né au mazdéisme et le zoroastrisme venus de Perse. Enfin, à l’époque moderne et encore aujourd’hui, se développe en Inde une crowd de courants philosophico-théologiques, de religions ou de sectes qui empruntent aux traditions religieuses antérieures ou se forme autour de gourous attirant des adeptes en Inde autant qu’à l’étranger.

Le pluralisme religieux de l’Inde dépend assez largement de la façon dont « des religions » se conçoivent et s’organisent dans l’islam et dans l’hindouisme, ces deux religions ayant joué un rôle vicious dans l’histoire et la politique indienne. Bien que l’hindouisme paraissent beaucoup and ancien que l’islam, la pattern actuelle de l’hindouisme doit beaucoup à ses reformulations modernes dans un rapport d’opposition mimétique à l’islam[110].

La mastery moghole sur le nord de l’Inde s’était traduite standard la mise en place du système de la dhimma, originellement formé flow régler le statut des juifs et des chrétiens dans la société islamique, et adapté flow donner aux populations hindoues, chrétiennes, ou jaïn le statut de dhimmi. Sous le règne du grand Akbar, dans la seconde moitié du [111]. Mais ses successeurs sont revenus à la forme hiérarchique du système de la dhimma qui accorde aux musulmans des droits bien and avantageux qu’aux autres.

L’hindouisme a lui aussi promu une forme de pluralisme religieux hiérarchisé. Ce pluralisme tient en premier lieu aux quatre castes dont la and haute est celle des brahmanes, tandis que les adeptes d’autres religions sont tenus flow « hors castes ». Ce système de castes se double de celui des Jāti qui répartit la société indienne en and de 4 500 groupes, correspondants flow la plupart à des companies de métier, mais aussi aux religions non-hindoues. Avec leurs différences et leurs convergences, ces deux modèles hindou et musulman de pluralisme religieux tendent à consolider une structure communautariste de la société, chacun existant socialement standard son appartenance au groupe, à la sacrament ou à la standing dans laquelle il naît. Cette appartenance communautaire détermine largement la strive des individus, leur profession, leur mariage, le lieu où ils peuvent vivre, etc[112].

Au XIXe siècle, les Britanniques ont mis en place une administration coloniale en se fondant sur les structures sociales et politiques existantes, préservant et renforçant ainsi un système dans lequel « l’État reconnait aux diverses communautés d’être gouvernées standard leurs propres lois et coutumes[112] ». L’apport britannique à ce système est la codification et la systématisation de sa dimension juridique. Pour ce faire, des universitaires britanniques ont entrepris d’étudier des textes anciens hindous et musulmans. L’islam indien possède une tradition juridique largement documentée et assez unifiée sur laquelle il a été probable de s’appuyer flow proposer une chronicle codifiée d’anciens textes de la charia. Pour les hindous ce sont les traités sur le dharma qui furent considérés comme la source du droit communautaire. Ces textes, produits dans la standing brahmane, ne manifestent pas une doctrine unifiée, mais l’effort de compréhension d’un système juridique de l’hindouisme sous pression des colons britannique a favorisé et légitimé une chronicle brahmanique de l’hindouisme comme étant l’hindouisme orthodoxe, renforçant ainsi la mastery de la standing brahmane sur l’ensemble de la société et l’appartenance des individus à leur jâti ou caste[113].

Aujourd’hui l’Inde reste en tragedy entre le modèle du droit communautaire hérité de l’histoire, et celui d’un régime politique laïque voulu standard la structure de 1950. Bien que cette structure mette l’individu au centre de ses préoccupations et prévoie que la loi générale est valable flow tous, elle maintient aussi un système de droits communautaires, notamment flow les hindous et les musulmans qui peuvent s’en réclamer flow ce qui concerne la famille et les institutions religieuses[112].

Qu’est-ce que l’hindouisme ?[modifier | modifier le code]

La idea d’hindouisme[modifier | modifier le code]

Le terme hindouisme standard lequel il est d’usage de désigner la réalité religieuse propre à l’Inde, est apparu au début du [114]. Son use a commencé à se répandre à la apartment de la announcement standard Monier-Williams de Hinduism en 1877[114]. La thèse selon laquelle l’hindouisme comme sacrament est une invention d’universitaires britanniques et d’administrateurs coloniaux est discutée depuis qu’elle a été avancée standard Wilfred Cantwell Smith (en) en 1962[115]. Dans la mesure où il s’agirait d’abord d’une création d’universitaires britanniques, la idea d’hindouisme peut être vue comme exogène à l’Inde et, standard là, inadéquate à la réalité envisagée sous ce terme. Cependant la considération de l’hindouisme comme d’une sacrament propre à l’Inde est aujourd’hui l’un des principaux ressorts d’un nationalisme hindou dans lequel est défendu le caractère parfaitement autochtone de ce qui se conçoit comme l’hindouisme. Ceux qui sont désignés comme hindous se sont ainsi emparés de cette désignation « pour penser l’hindouisme comme une religion[114] ».

Avant l’époque moderne les termes hindous et « Inde » n’étaient guère employés standard les Indiens. La recherche d’une identité common et des moyens flow la décrire est attestée à partir du Bhārata[114].

La « sanskritisation » de l’hindouisme[modifier | modifier le code]

Au sanskritisation de l’hindouisme (en) » flow désigner cette refondation de l’hindouisme moderne dans ses écritures anciennes[116]. Celles-ci se répartissent en deux catégories d’ouvrages : la Shruti et la Smriti[117]. La Shruti rassemble les Védas rédigés entre 1500 et 800 av. J.-C., les Brahmanas rédigés entre 800 et 700 et les Upanishads rédigés entre 700 et 650. Les Védas wonder sur la inlet divine, l’homme, le monde et leurs rapports. Les Brahmanas sont des textes philosophiques développant les intuitions fondamentales des Védas, tandis que dans leur prolongement les Upanishads sont tenus flow être l’expression la and parfaite de la révélation divine[117]. La Smriti est un garb d’écritures secondaires standard rapport à la Shruti. L’unité de la Smriti tient à ce que son contenu est de l’ordre de ce dont on se souvient, de la mémoire ou de l’histoire. Elle comporte des poésies, des épopées et des histoires légendaires auxquelles s’adossent nombre de cultes et de pratiques rituelles hindoues, mais aussi les Darshanas qui présentent la façon dont se sont formés des diverses écoles ou points de vue philosophiques sur les Védas[117].

Les formes et la diversité de l’hindouisme[modifier | modifier le code]

La outline de l’hindouisme poise de nombreuses difficultés, non seulement parce qu’il s’agit de la reprise en modernité de traditions pluri-millénaires, mais aussi standard ce que l’hindouisme implique le and souvent l’idée qu’il n’y a pas un seul indicate de vue vrai sur les choses. L’idée est que différents aspects d’une même vérité peuvent être saisis correctement dans des points de vue qui paraissent cependant incompatibles lorsqu’ils sont confrontés les uns aux autres. Cette façon d’accepter les divergences concerne en premier lieu la diversité de l’hindouisme, mais aussi la façon dont des hindous considèrent les non-hindous. L’hindouisme permet ainsi de considérer qu’un non-hindou se rapporte à la même vérité qu’un hindou parce qu’il le fait depuis sa propre tradition religieuse ou philosophique, chacun devant s’en tenir à ce qu’il lui est probable de penser selon le feel de sa naissance. En ce sens l’hindouisme serait profondément pluraliste, ce qui fait qu’il n’est pas probable de le décrire comme un système de pensée homogène. Selon Catherine Clémentin-Ojha, il s’agirait d’un « système qui comporte plusieurs systèmes[109] ». L’unité de ce « système de systèmes » pourrait tenir de sa tendance « inclusiviste », qui permet de laisser se développer une grande pluralité surveillance assimilant cette diversité dans un tout. L’une des caractéristiques de l’hindouisme serait dès lors une tendance à intégrer et subordonner à son propre système des éléments divers, parfois étrangers, en les considérant comme sien. Selon Paul Hacker (de), cet inclusivisme hindou impliquant la mastery de ce qui n’est pas hindou à ce qui l’est, ne doit pas être confondu avec ce qui standard ailleurs se conçoit comme tolérance religieuse[118].

Il est probable d’identifier trois formes principales de l’hindouisme actuel : l’hindouisme des brahmanes, l’hindouisme populaire et l’hindouisme des « sectes » ou des nouveaux mouvements religieux[114]. L’hindouisme des Brahmanes relève des traditions écrites indiennes les and anciennes qu’il tend à interpréter de façon orthodoxe mais sans homogénéité. L’hindouisme populaire est celui massivement vécu dans les temples et les manifestations religieuses publiques. Bien que ces manifestations religieuses puissent être dirigées standard des brahmanes très au fait des traditions et des textes, et que ces rites se rapportent souvent aux textes du Purana, il s’agit d’un hindouisme qui répond surtout de croyances populaires véhiculées sans soucis d’orthodoxie, ni connaissance des textes sacrés ou des systèmes philosophiques standard ailleurs considéré comme essentiels à l’hindouisme. Enfin l’hindouisme des sectes ou des nouveaux mouvements religieux indiens se développe tant en Inde qu’à l’international. Ces trois formes d’hindouisme sont en étroites family les unes avec les autres, et se développent dans et standard leurs rapports mutuels.

L’hindouisme doit sa dimension internationale tant au développement d’une connaissance de l’Inde standard les travaux des indianistes occidentaux depuis le New Age aux États-Unis, puis standard des entreprises commerciales vendant des programmes et des sessions de « santé bien-être ». Il en ressort une prophesy occidentalisée de l’hindouisme, appelée tantrisme, largement orientée sur les thématiques d’épanouissement crew et sexuel. La notoriété acquise standard le Kâmasûtra (traité du désir) ou ce que l’on dit des Tantras dans les courants New Age fait ainsi partie d’un phénomène occidental que Wendy Doniger appelle « Californication des Tantras[119] ».

L’hindouisme américanisé ou occidentalisé donne lieu à des réactions en Inde où l’on souligne le caractère offensant, erroné ou caricatural de compréhensions américaines ou occidentales de l’hindouisme. Ces réactions incluent des protestations contre l’utilisation des Tantras flow légitimer des obscénités, la mimic de l’hindou adorateur de vaches sacrées, ou encore contre l’insistance jugée exagérée dans les descriptions occidentales de l’hindouisme sur le système des castes et sur l’oppression de la femme[119].

Une réflexion identitaire sur « l’indianité » ou « l’hindouité » des religions a lieu aujourd’hui en Inde. Elle pousse à considérer comme des religions indiennes ou hindoues, non seulement celles de ceux qui se revendiquent hindous, mais aussi les religions qui se fondent sur les textes védiques : le jaïnisme et le bouddhisme notamment. Par contraste, l’islam et le christianisme sont vus comme des religions étrangères. Selon Catherine Clémentin-Ojha, depuis les années 1980, cette prophesy nationaliste des religions en Inde s’accompagne de la contestation de l’idée de republic multiculturelle inscrite dans la structure de 1950, et d’« exactions d’une singular violences à l’encontre des musulmans et des chrétiens[120]. »

La idea de dharma[modifier | modifier le code]

La idea de dharma est centrale de la source hindoue ou indienne du monde, de la société et de l’homme. Le terme dahrma n’a cependant pas une acception univoque, pas and qu’il n’a d’équivalent satisfaisant dans les langues occidentales. On le splinter parfois standard religion, mais cette idea recouvre aussi celles de droit ou de loi. L’équivalence aujourd’hui souvent établie entre la idea de sacrament et celle de dharma n’est pas tant une determination d’observateurs extérieurs que le fait des hindous eux-mêmes. Depuis le XIXe siècle, les efforts menés en Inde et standard des hindous flow penser l’hindouisme comme une sacrament les ont thoroughfare à adopter l’expression « dharma éternel » (sanâtana dharma) flow désigner l’hindouisme ou la sacrament hindoue dans son rapport aux « autres religions ». De ce fait, la idea de dharma reste aujourd’hui pensée dans la tragedy entre différents pôles : entre le passé et le présent de l’Inde, entre ce qui est indien ou hindou et ce qui est étranger. Ainsi, bien qu’il soit d’usage de s’appuyer sur les sources védiques anciennes flow penser aujourd’hui un dharma de toujours, l’hindouisme moderne, dans la mesure où il est présenté comme ce dharma, peut aussi être tenu flow la norme et la réalité objective. Par ailleurs, cet hindouisme, même s’il se réfère à des sources autochtones de l’Inde, est apparu en modernité dans un contexte mondialisé. Il s’est formé en rapport aux autres religions et à ce qui se conçoit standard ailleurs comme étant la religion.

Selon Madeleine Biardeau, dans les textes des brahmanes, le dahrma est un ordre socio-cosmique. La idea peut s’appliquer à l’Univers, à la société humaine dans son ensemble, à une caste, ou à la strive de chaque individu[121]. Le dharma renvoie autant à l’ordre établi qu’aux conditions de son maintien. Il se traduit nécessairement standard un système politique. Selon Catherine Clémentin-Ojha, « il n’y a pas de dahrma sans roi flow le protéger[114] ». En ce sens, les théories du dharma peuvent être celles de la structure sociale et politique de l’Inde, elles permettent en particulier de penser les castes. Le dharma se décline ainsi dans la théorie des quatre castes héréditaires (varna), adossée à celle des quatre stades de la strive (âsrama), flow penser le monde, la société et la strive individuelle selon un garb de normes. Des théories du dharma permettent aussi de penser les jâti ou nombreuses castes avec le modèle du varnasrama dharma. Néanmoins ces théories n’ont pas toujours existé en Inde, elles sont apparues avec la royauté. Elles sont ainsi historiquement situées et restent à surveillance impulse de l’histoire liées aux formes des régimes politiques en place. De plus, elles sont le seul fait des castes supérieures où elles peuvent être discutées et ré-élaborées, sans qu’aucune adhésion soit requise, ni que quiconque puisse faire valoir une orthodoxie à ce sujet. De cette façon, sur un devise religieux, les théories du dharma ne relèvent d’aucune « orthodoxie » (ce qu’il faut croire), mais elles sont des façons de rendre compte d’une « orthopraxie » (ce qu’il faut faire).

L’hindouisme des brahmanes et celui des « sectes hindoues » relèvent de conceptions différentes et standard certains aspects antagonistes du dharma. Chez les brahmanes, la société est hiérarchisée en castes et inclut toute la société dans cette hiérarchie, tandis que le développement de différents groupes communautaires autour d’une tradition particulière ou de gourous est porteur d’une source égalitaire du pluralisme religieux dans la société indienne. Il s’ensuit une importante dissimilarity sur la idea de dharma qui dans l’hindouisme orthodoxe des brahmanes ne peut se concevoir qu’au singulier, tandis qu’avec les « sectes hindoues », un dharma se conçoit comme une religion, et l’on tend à envisager autant de dharma que de religions. Un second indicate de dissimilarity est la doubt de l’universalité du dharma. Dans l’hindouisme, le Bhârata, c’est-à-dire le territoire indien, est traditionnellement considéré comme le seul lieu d’accomplissement du dharma. Mais certains nouveaux mouvements religieux hindous ont aboli cette limite territoriale de l’hindouisme flow penser l’hindouisme comme une sacrament universelle. Ces mouvements s’opposent ainsi, autant aux sectes hindoues se concevant comme « un dharma » parmi ceux existant sur le territoire du « dharma éternel », qu’à l’hindouisme des brahmanes qui se présente comme « le dharma » et dont la pratique est rigoureusement limitée à l’Inde et à son territoire sacré. De cette façon est apparue une forme d’hindouisme universaliste et de grande visibilité internationale, qui transgresse cependant les limites territoriales et ethniques largement tenues flow intangibles dans l’hindouisme. Parmi ces mouvements celui de Swami Vivekananda, fondateur de la Rama-Krishna Mission. Il fut au début du XXe siècle l’un des premiers d’une longue liste de gourous charismatiques, s’exprimant en anglais et qui donnent une grande visibilité internationale l’hindouisme pensé comme sacrament universelle. Enfin, les théories du dharma supposent très largement que la strive des individus soit déterminée standard leur naissance. Cependant la possibilité de perplexity des actes volontaires est aussi reconnue. C’est notamment ce que rise les ascètes ou sâdhu, en adoptant un character de strive qui n’est pas déterminé standard leur naissance. Les « gourous » fondateurs de mouvements religieux ou de « sectes » hindous sont généralement des personnes qui se sont engagées dans ce character de strive avant de fonder leur mouvement. Ils véhiculent ainsi souvent une idea de dharma davantage polarisée standard les idéaux de liberté ou de libération individuelle que vers la défense de l’ordre établi et des déterminations de l’existence.

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Le bouddhisme est, selon les points de vue en Occident, une sacrament ou une philosophie, voire les deux dont les origines remontent en Inde au [122].

Le bouddhisme comptait en 2005 entre 230 millions à ۵۰۰ millions d’adeptes, ce qui en fait la quatrième sacrament mondiale, derrière (dans l’ordre décroissant) le Christianisme, l’Islam, et l’Hindouisme. Le bouddhisme présente un garb ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, cosmogoniques et cosmologiques, abordées dans la viewpoint de la bodhi “l’éveil”. À l’instar du jaïnisme, le bouddhisme est à l’origine une tradition shramana, et non brahmanique (comme l’est l’hindouisme).

Bien que le bouddhisme soit communément perçu comme une sacrament sans dieu, que la idea d’un dieu créateur soit absente de la plupart des formes du bouddhisme (elle est cependant présente dans les formes syncrétiques en Indonésie), la vénération et le culte du Bouddha historique (Siddhārtha Gautama) en tant que Bhagavat joue un rôle vicious dans le Theravada et particulièrement dans le Mahayana qui lui donnent un statut de quasi-dieu contribuant à brouiller les notions de dieu et de divinité dans le bouddhisme. On peut donc considérer le bouddhisme comme une sacrament sans dieu.

Typologies et classifications[modifier | modifier le code]

La différence entre sequence et typologie n’est pas toujours très nette dans la mesure où une typologie peut se concevoir comme un mode de classification. Néanmoins, dans les sciences des religions, les termes « classification » et « typologie » peuvent désigner des modes d’appréhension de la diversité des religions assez distincts :

Une sequence des religions est une indeterminate de décrire l’ensemble des religions du monde et de l’histoire en les présentant selon un nombre réduit de catégories principales, qui peuvent éventuellement comprendre des sous-catégories. Les classifications des religions sont principalement liés aux travaux d’histoire des religions. Elles procèdent toujours d’une approche comparatiste, dans la mesure où les religions sont classées sur la bottom de leurs ressemblances et de leurs différences.
Une typologie des religions est un mode de conceptualisation de la sacrament qui en introduce une compréhension générale à partir de deux ou trois « types idéaux » de religion. La idea d’idéal-type vient du sociologue Max Weber ; dans les sciences des religions, il est ainsi doubt de typologies webero-troeltschiennes flow désigner les typologies des religions établies à sa suite.

Classifications en histoire des religions[modifier | modifier le code]

Les classifications des religions établies en histoire des religions ont longtemps eut en commun de supposer une hint ou une origine de la sacrament dans une forme singular de sacrament diversement considérée comme un concept, une sacrament naturelle, une sacrament de la inlet ou une sacrament primitive. Dès lors que l’on suspect une hint de la sacrament kibbutz à toutes les religions, l’histoire des religions a flow though de comprendre et d’identifier les formes prises standard la sacrament dans l’histoire, d’où l’intérêt de l’histoire des religions flow les typologies et les classifications. Bien que l’existence d’une hint kibbutz à toutes les religions ait été mise en means au polythéisme, de monothéisme, d’hénothéisme ou d’animisme, n’ont pas flow autant disparues et restent aujourd’hui très employées. Plus récemment, des essais de classifications dits « taxonomique » ont été proposés.

Inclusion des religions dans la sacrament chez Hegel[modifier | modifier le code]

Le système hégélien de la sacrament élaboré au début du Pierre Daniel Chantepie de la Saussaye (de) écrivait dans son Manuel d’histoire des religions : « En tant que la sequence donne le démembrement de l’idée, elle display l’essence de la sacrament dans son unité et dans sa multiplicité. Mais, d’autre part, les sections de la sequence sont des degrés de l’évolution historique. Presque toutes les classifications proposées depuis Hegel s’inspirent de ces deux propositions[123] ».

Dans le système hégélien, la sacrament est assimilée à l’activité de la raison dans l’histoire. Ce judgment de sacrament n’est pas seulement une façon de décrire la religion, il est un sujet qui agit : la sacrament elle-même. Comme tous les concepts de Hegel, celui de sacrament se décrit selon trois moments : l’unité, la négation de l’unité, et le retour sans régression à l’unité standard la négation de sa négation. Cette structure fondamentale du judgment chez Hegel conform à celle de la Trinité : Dieu « un » nie son unité, le Père s’opposant au Fils en l’engendrant, puis il nie cette antithesis en retournant à l’unité dans l’Esprit Saint[124]. Les trois « moments » de la strive du judgment hégélien de sacrament compare aux trois parties principales des Leçons sur la philosophie de la religion : la idea de religion, la sacrament déterminée et la sacrament absolue. L’histoire des religions se déroule entièrement au niveau de la sacrament déterminée. Cependant cette histoire n’est pas chronologique automobile les religions sont à surveillance moments des répétitions du même, se succédant ou se côtoyant comme autant d’effectivités de l’Idée de sacrament sans être autrement liées entre elles. Hegel a structuré son cours en introduisant les religions dans un ordre progressif, plutôt que chronologique, vers la sacrament absolue. Le devise de ce cours donné de 1821 à ۱۸۲۶ peut se prendre comme une « typologie » des religions établie standard Hegel[125].

Pour Hegel : « La vérité est que la vérité, la nature, la vie, l’esprit sont entièrement organiques, que surveillance ce qui est flow soi, surveillance être différencié même est le miroir de cette Idée ; elle s’y montre individualisée, comme processus en lui en sorte qu’il manifeste en lui cette unité[۱۲۶]. » Ainsi, chacune des religions, en tant que miroir de l’Idée, reflète la vérité. Le christianisme comme sacrament historique pourrait aussi être considérée comme l’une des religions effectives ou déterminées, mais elle est traitée standard Hegel comme la sacrament absolue. Plutôt qu’une supériorité du christianisme sur les autres religions, Hegel visualize le christianisme comme l’essence de toutes religions, considérant qu’elles sont toutes également vraies et révélées étant chacune l’effectivité d’un même judgment de sacrament lui-même chrétien[127] :

« Les religions déterminées ne sont pas il est vrai notre religion ; toutefois comme moments essentiels bien que secondaires qui ne doivent pas faire défaut à la vérité absolue, ils sont contenus dans la nôtre. Nous n’avons donc pas affaire avec quelque chose d’étranger, mais à quelque chose qui est nôtre ; reconnaître qu’il en est ainsi, c’est réconcilier la vraie sacrament avec les fausses[128] »

Avec l’influence de Hegel, l’élaboration de typologies ou classifications des religions se fera avec le rejet de « divisions en religions vraies et religions fausses, en religions naturelles et religions révélées, ou en religions populaires et religions à fondateurs[129] ».

Les concepts de l’histoire des religions : Polythéisme, monothéisme, hénothéisme, animisme, etc.[modifier | modifier le code]

David Hume rédigea vers 1750 l’Histoire naturelle de la religion, texte qui est considéré comme l’un des tous premiers essais modernes d’histoire des religions[130]. Hume organize cette histoire autour des idées de polythéisme et de monothéisme, considérant que, dans l’histoire, la sacrament est passée progressivement du polythéisme au monothéisme. Cette idée d’une évolution religieuse de l’humanité du polythéisme vers le monothéisme devient un lieu commun de la pensée des religions à l’époque des Lumières.

À partir du évolutionnisme culturel qui, chez Max Müller, fait explicitement écho à la théorie de l’évolution des espèces de Darwin. Max Müller accordait aussi une significance extrême aux problèmes de classifications des religions. Cherchant à établir les principes et les méthodes de la scholarship des religions, estimait qu’il s’agissait d’un lieu de vérification de la scientificité de l’étude des religions : « Toute scholarship véritable repose sur la classification, et c’est seulement dans le cas où il nous serait unfit de classer les différents langages de la foi que nous aurions à reconnaître qu’une scholarship de la sacrament est véritablement impossible[131]. »

Max Müller a envisagé une évolution religieuse de l’humanité différente de ce qu’avaient pensé les Lumières surveillance en reprenant les concepts de monothéisme et de polythéisme. Il considérait que l’humanité avait d’abord été dans une forme de monothéisme relatif en un temps où elle ne formulait pas clairement ses conceptions religieuses. Ce monothéisme initial se précise ensuite en diverses formes de religions dont celle du monothéisme absolu et celle du polythéisme. Pour décrire ces formes de religions and évoluées, Müller a aussi introduit le judgment de kathénothéisme, un intermédiaire entre le monothéisme et le polythéisme en ce qu’il est, flow Müller, la préférence flow un dieu sans exclure qu’il y en ait plusieurs. Dans le kathénothéisme ou hénothéisme (nom abrégé du même concept), ceux qui se rapportent à un dieu ne s’occupent que de lui et lui assignent tous les attributs de la divinité, mais le dieu auquel va la préférence du culte est receptive de changer avec le temps. Müller a précisé ce judgment à partir de certaines formes de sacrament en Inde.

Au-delà de sa devise initiale standard Müller, le judgment d’hénothéisme a connu des fortunes diverses, parfois tenu flow un intermédiaire dans une échelle évolutive qui va du polythéisme vers le monothéisme, parfois tenu flow être la forme originelle de toute sacrament avant sa détermination en des monothéismes et des polythéismes. De ce fait, le terme n’a and une interpretation bien précise, si ce n’est celles que lui donnent les auteurs qui l’emploient.

Contemporain de Müller, l’anthropologue britannique Edward Burnett Tylor a introduit le judgment d’animisme flow désigner les religions des sociétés dites « primitives ». Ce judgment a eu beaucoup de succès jusque dans les premières décennies du [132]. Il est encore aujourd’hui utilisé dans le langage courant ou dans les statistiques, comme un mot fourre-tout désignant l’ensemble de ce qui, ne applicable pas des religions théistes s’appuyant sur des textes sacrés, est transmis standard des traditions orales[133].

Le judgment de chamanisme n’est guère and précis que ceux d’animisme ou de sacrament primitive. Le terme a fait son entrée parmi ceux fréquemment utilisés en histoire des religions avec Mircea Eliade. Le chamanisme se rapporte en premier lieu à la sacrament traditionnelle des populations de Sibérie et d’Asie centrale, mais, standard extension, le terme est aussi employé flow désigner des religions en d’autres lieux et d’autres temps, c’est-à-dire des religions ailleurs dites animistes ou primitives. À ces expressions peuvent aujourd’hui être préférées celles de religions traditionnelles ou ethniques.

Les « idéals-types » : typologies webero-troeltschiennes[modifier | modifier le code]

Dans les sciences des religions, les discussions sur des modèles typologiques fondés sur travaux sociologiques de Max Weber et Ernst Troeltsch ont progressivement thoroughfare à écarter les typologies héritées de l’histoire comparée des religions ainsi que l’évolutionnisme religieux dont elles relèvent. Weber puis Troeltsch ont axé leur réflexion sur la eminence entre Église et secte. Les idées d’Église et de secte n’ont cependant pas ici le sens que l’on donne couramment à ces termes. La idea d’« Église » renvoie ici à ce qui s’appelle aussi « les grandes religions », celles qui ont su assembler autour d’elles une masse considérable de fidèles au indicate que la plupart de ses membres sont ceux qui naissent avec cette sacrament sans l’avoir choisie. Ce qui est envisagé comme « secte » sont au contraire des groupements communautaires identifiables qui demandent un acte d’adhésion volontaire et qui n’accueillent que des membres jugés qualifiés sur un devise religieux. À ces deux forms s’ajoute le « type mystique qui oscille entre l’absence totale d’organisation et l’existence d’une communauté assez élastique[134]. »

Les travaux de Joachim Wach (en) à la apartment de Weber et de Troeltsch ont marqué le retour d’idées évolutionnistes dans la problématique des typologies, bien que l’évolution ici envisagée ne soit and référée au monothéisme comme une forme d’accomplissement des religions. Wach distinguait sur un devise religieux des « groupes naturels » et des « groupes fondés ». Les groupes naturels se forment avec les clans ou les tribus, ils compare aussi aux nations lorsque le house s’élargit à ces dimensions. Ce sont des groupements identitaires dans lesquels il n’existe pas nécessairement la demur d’avoir une sacrament particulière et où peuvent encore se former des sous-groupes religieux, standard exemple selon l’âge ou le statut social. Dans ce contexte surveillance le groupe est religieux sans que la religiosité apparaisse comme un élément distinctif au sein de la société. L’apparition de « groupes religieux fondés » conform à une évolution ou une turn marquée standard la possibilité nouvelle de reconnaître ce qui est « spécifiquement » religieux, et donc de définir, de modeler ou de fonder les groupes religieux. Selon Jean Martin Ouédraogo, Wach pensait en particulier au christianisme et à l’islam lorsqu’il envisageait ces « groupes fondés ». Gustav Mensching (de) a repris les travaux de Wach y introduisant de nouvelles distinctions telles que celles entre « religion nationale » et « religion universelle », ainsi qu’en développant l’opposition entre groupes « spécifiquement et non spécifiquement religieux »[۱۳۴].

La réflexion sur ces typologies s’est essoufflée dans les années 1980, impulse où sont apparues de nouvelles notions qu’il était difficile de faire entrer dans ces « idéals types », notamment de « Nouveau Mouvement Religieux », de « religion séculière » ou encore and récemment celle de « religieux diffus »[۱۳۴].

Classifications taxonomiques[modifier | modifier le code]

Les typologies fondées sur des idéals-types peuvent être considérées comme des typologies de « la » religion, tandis qu’il existe d’autres essais de typologies ou de sequence partant des formes observables de religions plutôt que de « la religion ». Jonathan Smith avait comparé ces propositions de classifications des religions aux classifications taxonomiques qui concernent les espèces vivantes réparties standard genre et espèce[135].

La méthode consiste à partir de l’observation de chaque cas particulier de sacrament flow les classer selon leurs ressemblances en des groupes et des sous-groupe, et parvenir ainsi à une sequence générales des religions en autant de catégories que nécessaire. Ces recherches sont aujourd’hui principalement le fait de chercheurs Nord-américains, et elles sont très liés à la announcement de dictionnaires ou d’encyclopédies visant une forme d’exhaustivité et de systématicité dans leur présentation des religions. Ces recherches ont pris leur essor dans les années 1970. Une de leurs préoccupations premières fut de comprendre criticism situer les Nouveaux Mouvements Religieux (NMR) standard rapport aux autres religions, notamment avec les travaux de Roy Wallis (en). Les classifications proposées aujourd’hui peuvent comprendre un nombre élevé de catégories principales : Gordon Melton en distingue soixante-dix dans The thesaurus of American religions (1989). Les critères retenus flow établir une catégorie peuvent être l’origine géographique des religions, des facteurs linguistiques, leurs parentés dans des courants religieux (Melton visualize des « familles de religions »), de leur enlargement selon qu’elles soient des religions mondiales ou non, de l’époque à laquelle elles apparaissent, etc.

Dans le Dictionary of Religion[136], Jonathan Z. Smith considère sept catégories de religions à l’échelle mondiale : religions chrétiennes, religions d’islam, religions bouddhistes, religions du sud-est asiatique, religions de l’Antiquité, nouvelles religions et religions des peuples traditionnels (Religions of Traditional Peoples). Cette dernière catégorie a été objet de beaucoup de débats. L’expression proposée standard Smith remplace d’autre termes « fourre-tout » tels que ceux de paganisme, de polythéisme, d’animisme ou de chamanisme qui était très employé au [137].

Ces essais nord-américains de classifications générales des religions sont sans équivalent dans les publications francophones et européennes où les ouvrages, dictionnaires ou encyclopédies consacrés à la présentation des religions du monde et de l’histoire tendent plutôt à prendre acte du caractère fragmenté de la réalité religieuse sans tenter de la présenter dans une typologie systématique. Ils suivent plutôt un devise chrono-thématique renvoyant le lecteur à un index alphabétique flow les catégories et notions décrites, utilisées ou critiquées dans les différents articles[138].

Chiffres et statistiques[modifier | modifier le code]

Problèmes de dénombrement[modifier | modifier le code]

Les statistiques mondiales sur les religions supposent une relations uniformité de ce que sont « les religions », chaque individu étant receptive d’en avoir une ou de ne pas en avoir. Ce schéma s’applique assez bien aux populations dont les traditions religieuses sont principalement le christianisme ou l’islam et qui représentent environ la moitié de la race mondiale. La prize en compte de l’autre moitié, c’est-à-dire principalement de l’Asie, poise and de difficultés. Il est standard exemple possible, en Chine de considérer comme « des religions » les trois enseignements que sont le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme, mais traditionnellement la race a recours à ces enseignements sans exclusivité et sans que cela se traduise standard une adhésion de l’ordre de celles que peuvent requérir les confessions chrétiennes ou l’islam. D’autre part, si les Chinois peuvent en grand nombre avoir recours au bouddhisme, au taoïsme ou au confucianisme sans y adhérer ou y appartenir formellement, en Asie du Sud-Est (Cambodge, Thaïlande, Birmanie) le bouddhisme est aujourd’hui vécu beaucoup and clairement sous le mode de l’adhésion disdainful à une religion. Ces faits rendent extrêmement difficile de prendre en compte le bouddhisme et and largement la réalité religieuse asiatique dans des statistiques mondiales. Pour Vincent Goossaert, les chiffres avancés au niveau mondial resteront sans valeur tant que l’on ne se sera pas sérieusement penché sur ce problème[139].

Ce qui fonde l’adhésion d’un individu à une sacrament varie considérablement d’une sacrament à l’autre. Dans le christianisme, le critère peut être le fait d’être baptisé, ou bien le fait d’être actif ou pratiquant, ou encore le fait d’exprimer son adhésion. Par exemple, chaque année l’Annuaire papal donne le nombre de baptisés dans l’Église catholique. Pour l’année 2011 ce nombre est de 1,196 milliard. Le critère pris en compte dans cet annuaire flow être considéré comme catholique est uniquement le fait d’être baptisé. Ce chiffre est repris dans de nombreuses statistiques, cependant il ne conform pas nécessairement à celui des personnes qui s’estiment catholiques ou qui partagent des truth les and largement considérées comme étant celles des catholiques. Ainsi, dans un sondage publié standard Le Monde des Religions, 58 % des personnes se déclarant catholiques ne croyaient pas à la Résurrection du Christ et seulement 52 % croyaient en l’existence de Dieu[140].

Concernant les estimations sur le nombre de musulmans dans le monde, c’est principalement le fait d’être né dans un pays majoritairement musulman, ou d’en être originaire, et de ne pas faire partie d’une minorité religieuse de ces pays qui est pris en compte. Ce critère relève d’un principe, largement tenu flow une règle unsubstantial en monde musulman, selon lequel les enfants de musulmans sont musulmans. Par suite, l’essentiel du nombre estimé de musulmans dans le monde vient de l’addition des donnés démographiques officielles des pays majoritairement musulmans dont on estime en outre qu’entre X % et 100 % est musulmane. En France, où l’administration a ban de collecter des données sur la sacrament des individus, une polémique a eu lieu en 2010 autour d’un chiffre avancé standard les services du ministère de l’intérieur, qui évaluait entre 5 et 6 millions le nombre de musulmans sur le territoire national[141]. Pour établir ce chiffre, les services du ministère de l’intérieur ont considéré qu’il correspondait à celui des Français originaires de pays majoritairement musulman et à leurs descendants.

Production des chiffres[modifier | modifier le code]

Au niveau mondial, la collecte des informations repose principalement sur les déclarations des États[142]. Or tous ne produisent pas de chiffres à ce sujet, et lorsqu’ils le rise c’est avec des critères très variables. En France, l’administration a ban de collecter ou de détenir des données sur les appartenances religieuses des personnes ou des catégories de personnes flow prévenir des risques de discrimination. Il n’y a donc pas de chiffres officiels, mais seulement des sondages publiés dans la presse. En Corée du Nord, 100 % de la race est considérée comme athée standard le gouvernement, comme cela se faisait aussi en URSS ou en Chine. Ce form de déclaration s’est traduit standard des cartes faisant apparaître des pays dont la race est dite « sans religion », ou bien mentionnant que flow ces pays il n’y a pas de données disponibles. Plus largement, les données officielles sur les religions sont trop éparses et lacunaires flow pouvoir être exploitées directement. L’établissement de statistiques mondiales passe donc standard un childbirth de collecte, de recoupement et d’interprétation des données disponibles.

Selon Laurent Testot, la principale source des statistiques mondiales sur les religions sont les travaux de David Barrett, qui a notamment publié l’article sur ce sujet dans l’encyclopédie Britannica[142]. David Barrett est à la fois un mathématicien et un missionnaire évangéliste. Il a créé au sein du Gordon Conwell Seminar, un institut d’étude statistiques flow mesurer de façon chiffrée les progrès de l’évangélisation et des missions chrétiennes dans le monde, donnant le nom de « missiométrie » à cette activité. Dans ces statistiques un très grand nombre de religions et de groupements confessionnels sont identifiés. Ainsi le monde compterait 10 ۰۰۰ religions et 34 ۰۰۰ groupements confessionnels. En fait ces religions comme ces groupements confessionnels sont dans leur grande majorité des religions ou dénominations protestantes, l’accroissement de leur nombre étant considéré comme lié aux progrès de l’évangélisation dans le monde. Bien que les méthodes employées comme les objectifs de ces travaux posent de nombreuses questions, ces travaux continuent de faire référence, d’autant qu’il n’existe pas d’autre institut de recherche en ce domaine. David Barrett a lui-même déploré le manque de concurrence[143]. Les travaux initiés dans les années 1980 standard David Barrett se sont poursuivis avec la announcement régulièrement actualisée de la World Christian Encyclopedia[144].

Outre les chiffres officiels donnés standard chaque état sur la conditions religieuse de leur population, la CIA donne de façon irrégulière des données mondiales et standard pays sur les religions dans le World FactBook, mais sans préciser la façon dont ces chiffres sont établis. Des sites Internet de statisticiens amateurs tels que Adherents.com ou Chartsbin.com proposent des statistiques sur les religions en se fondant sur les chiffres disponibles, les données officielles ainsi que les sondages réalisés flow la presse standard des instituts spécialisés.

Répartition et données mondiales[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Willaime, Sociologie des religions, PUF, Que sais-je ?, Paris, 2010, p.112. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۸۴۵۲-۰). Jean-Marc Tétaz introduce de reprendre un problème identifié standard Wittgenstein flow expliquer la possibilité de désigner une crowd de choses comme une seule alors qu’il est unfit de donner une définition kibbutz qui convienne à chacune de ces choses prises séparément. L’image employée standard Wittgenstein est celle du jeu. Il existe toutes sortes de jeux, des jeux de mots, de mains, de société, d’enfants, d’argent, des jeux olympiques, etc. Cependant, aucune définition du jeu, aussi brève soit-elle, ne conform à surveillance ce qui s’appelle « jeu ». Pour la religion, c’est la même chose. Cf Pierre Gisel et Jean-Marc Tétaz, Théories de la religion, Genève, Labor et Fides, 2004. p.46 ss. (ISBN ۲-۸۳۰۹-۱۰۵۱-۶), voir aussi : Berverlez Clarck, The truth of religion : a vicious introduction, Polity Press, Cambridge, 2008, pp.1-7. (ISBN ۹۷۸۰۷۴۵۶۳۸۶۸۳)
  2. .Cicéron, De l’invention oratoire, II, 53 : « Religio est, quae superioris cuiusdam naturae, quam divinam vocant, curam caerimoniamque affert ». Pour un commentaire de cette définition, cf. Jean Grondin La Philosophie de la religion, Paris, PUF, coll. Que sais-je ?, ۲۰۰۹, p. 66-73 (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۶۹۶۰-۲) (notice BnF no FRBNF41426943) ; voir aussi Jean Greisch, Le Buisson fervent et les lumières de la raison, L’invention de la philosophie de la religion, book I. Héritages et héritiers du XIXe siècle, Cerf, coll. Philosophie théologie, Paris, p. 14ss. (ISBN ۲-۲۰۴-۰۶۸۵۷-۸)
  3. Mohammad Ali Amir-Moezzi (dir.), Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, coll. Bouquin, Paris, 2007, (ISBN ۹۷۸-۲-۲۲۱-۰۹۹۵۶-۸), essay « Religion », p. 740-741 ; voir aussi Yvonne Yasbech Haddad, « The source ot a terme dîn in a Qur’an », Muslim World, n°۶۴, ۱۹۷۴, p. 114-123, (ISSN ۱۴۷۸-۱۹۱۳)
  4. Vincent Goossaert, « L’invention des « religions » en Chine moderne » in Anne Cheng (dir.), La pensée en Chine aujourd’hui, Paris, Gallimard, folio essais 486, 2007, p. 188 (ISBN ۹۷۸-۲-۰۷-۰۳۳۶۵۰-۰)
  5. L’absence de Dieu dans le bouddhisme est une position fréquemment admise. Des auteurs tant de enlightenment chrétienne que bouddhiste, ou ayant connu les deux, ont parlé en ce sens du bouddhisme comme d’une sacrament athée. Cf standard exemple Henri Arvon : « Dans notre étude qui ne s’inspire d’aucun prosélytisme et qui est née uniquement de l’intérêt passionné que l’auteur a pris au philharmonic d’une sacrament athée et d’un athéisme qui veulent étreindre l’Absolu, … ». Henri Arvon, Le Bouddhisme, Paris, PUF, 1re éd. Que sais-je 468, 1951, rééd. PUF, Quadrige, 2005. p. 6. (ISBN ۹۷۸-۲۱۳۰۵۵۰۶۴۸) ou Dennis Gira. Cependant le bouddhisme ne se prononce ni sur l’existence, ni sur la non-existence de Dieu, pas and qu’il n’en mentionne le concept. Bien qu’il y ait différentes écoles sur le sujet, le bouddhisme peut être dit chemin du milieu, précisément parce qu’il proposerait de se tenir à équidistance de l’existence et de la non-existence, la vacuité de l’être n’étant ni l’affirmation d’un soi, ni le néant. Prenant position dans le débat sur la place de Dieu ou d’un dieu dans le bouddhisme, quelques analystes discutent flow le bouddhisme, de la possibilité d’envisager Dieu comme réalité ultime, Absolu ou Nirvāna. Les enjeux de ce débat sont liés la notice du bouddhisme comme d’un nihilisme qui a accompagné l’interprétation d’éléments de doctrine bouddhistes dans le prisme de catégories de la tradition philosophique occidentale. Perry Shmidt-Leukel introduce une présentation du débats et de ses acteurs en introduction de : Perry Shmidt-Leukel (éd.), Buddhism, Christianity And a Question of Creation: Karmic or Divine?, Ashgate Publishing Limited, Aldershot, 2006, p. 1-14. (ISBN ۹۷۸-۰۷۵۴۶۵۴۴۳۸).
  6. Guy Ménard, Petit traité de la vraie religion, Montréal, Liber, 2007, 214 p. (ISBN ۹۷۸-۲-۸۹۵۷۸-۱۲۴-۰)
  7. Jean Grondin, La philosophie de la religion, Paris, PUF, coll. Que sais-je ? n° ۳۸۳۹, ۲۰۰۹٫ « Religion et sens de la vie », p.3-6 et quatrième de couverture : « Pourquoi vit-on ? La philosophie jaillit de cette énigme, sans ignorer que la sacrament cherche à y répondre. La tâche d’une philosophie de la sacrament est de méditer le sens de cette réponde et la place qu’elle peut tenir dans l’existence humaine, à la fois individuelle et collective. » (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۶۹۶۰-۲)
  8. a, b et c Pierre Gisel et Jean-Marc Tétaz, Théories de la religion, Genève, Labor et Fides, p. 12. (ISBN ۲-۸۳۰۹-۱۰۵۱-۶)
  9. Cf. Articles « religion » dans les dictionnaires et encyclopédies d’autrefois sur le site ARTFL Project, Université de Chicago – CNRS. (Dictionnaire de l’Académie Française, 1695 ; encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Dictionnaire de la langue française (Littré), ۱۸۷۲-۱۸۷۷ ; voir aussi Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la strive religieuse (1912), Paris, PUF, coll. Quadrige Grands textes, p. 65. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۶۷۵۱-۶), et Pierre Gisel, Qu’est-ce qu’une religion ?, Paris, Vrin, Chemins Philosophiques, 2007, pp. 14-15 et 55. (ISBN ۹۷۸-۲-۷۱۱۶-۱۸۷۵-۰)
  10. a et b Jean-Marc Tétaz, Théories de la religion, p. 43.
  11. Pierre Gisel, Qu’est-ce qu’une religion ?, Paris, Vrin, Chemins Philosophiques, 2007, pp. 7-9. (ISBN ۹۷۸-۲-۷۱۱۶-۱۸۷۵-۰) ; Olivier Roy, La sainte ignorance, Le temps de la sacrament sans culture, Paris, Seuil, 2008. (ISBN ۹۷۸-۲-۰۲-۰۹۳۲۶۶-۰)
  12. Cicéron, Pladoyer flow Flaccus, 28, 69. « Sua cuique civitati religio ». Lecture sur remacle.org.
  13. Pierre Gisel, Qu’est-ce qu’une religion ?, Paris, Vrin, Chemins philosophiques, 2007. (ISBN ۹۷۸-۲-۷۱۱۶-۱۸۷۵-۰)
  14. a et b À propos de l’usage ancien qui consistait à désigner une communauté religieuse comme une religion, cf. l’article Religion sur le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales ; voir aussi l’Homélie sur la perle sur le site du Monastère Saint-Benoît de Port Valais, un texte anonyme du Bernard de Clairvaux ; voir enfin le Code de droit canonique de 1917, en particulier les canons 487-681. Le criterion 488 poise la définition suivante : « Religion : une société approuvée standard l’autorité ecclésiastique légitime, dans laquelle les membres, conformément aux lois de cette société, émettent des vœux publics, soit perpétuels, soit temporaires, – lesquels doivent être renouvelés quand finish le temps flow lequel ils furent émis -, de cette façon les membres tendent à la soundness évangélique. »
  15. Raymond Lulle, Le Livre du gentil et des trois sages.
  16. Boccace, Décaméron, première journée, nouvelle III. (Parabole des trois anneaux). « io saprei volentieri da te quale delle tre leggi tu reputi la verace, o la giudaica o la saracina o la cristiana. »
  17. L’encyclopédie de Diderot et d’Alembert écrit « Religion, se dit and particulièrement du système particulier de créance et de culte qui a lieu dans tel ou tel pays, dans telle ou telle secte, dans tel ou tel termes, etc. ». En 1912, le sociologue Émile Durkheim poise comme cette définition de la religion : « Une sacrament est un système solidaire de croyances et de pratiques kin à des choses sacrées, c’est-à-dire séparées, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale, appelée Église, tous ceux qui y adhèrent », cf. Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la strive religieuse (1912). Introduction de Jean-Paul Willaime, Paris, PUF, coll. Quadrige Grands textes, p. 65. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۶۷۵۱-۶). Voir aussi les articles « religion » dans les dictionnaires et encyclopédies d’autrefois sur le site ARTFL Project, Université de Chicago – CNRS.
  18. Au début de son traité De la inlet des dieux, Cicéron précise l’objet de la contention qui va suivre de la façon suivante : des philosophes sont convoqués chez un pontife flow « qu’ils examinent ce qu’il faut penser de la religion, de la piété, de la crainte des dieux, des cérémonies, de la foi, du serment, des temples, des sanctuaires, des sacrifices solennels, des auspices »
  19. Cf. John Scheid, La sacrament des Romains, Paris, Armand Collin, 2002. (ISBN ۹۷۸-۲۲۰۰۲۶۳۷۷۵)
  20. a et b Pierre Gisel, Qu’est-ce qu’une religion ?, Paris, Vrin, Chemins philosophiques, 2007, p. ۵۴-۵۷. (ISBN ۹۷۸-۲-۷۱۱۶-۱۸۷۵-۰)
  21. Cicéron, De Inventione II, 160-162.
  22. John Scheid, Quand faire c’est croire. Les rites sacrificiels des Romains, Aubier Montaigne, Paris, 2005, (ISBN ۹۷۸-۲۷۰۰۷۲۲۹۸۷)
  23. Catherine Salles, « Dieux romains », in Saint Augustin, La Cité de Dieu, Gallimard, Pléiade, 2000, p. ۱۲۷۶. (ISBN ۲-۰۷-۰۱۰۶۹۴-۲)
  24. Cicéron, De la vieillesse. De l’amitié. Des devoirs, collection 10×18
  25. Thomas Römer, L’Invention de Dieu, Seuil, 2014, p. ۱۲۱
  26. Tertullien, Apologétique, 24.
  27. Lacance, les institutions divines IV, Augustin, De la vraie religion et La cité de Dieu livres VI à X.
  28. Augustin, De la vraie religion, V, 8.
  29. Augustin, Les rétractations, I, XIII, 3.
  30. Mohammad Ali Amir-Moezzi (dir.), Dictionnaire du Coran, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2007, art. « Religion », pp.740-741. (ISBN ۹۷۸-۲-۲۲۱-۰۹۹۵۶-۸)
  31. Rémi Brague, « Y a-t-il eu au Moyen Âge un discourse entre les religions », dans Au moyen du Moyen Âge, Philosophies médiévales en chrétienté, judaïsme et islam, Paris, Flammarion, Champs-Essais n°۸۵۶, ۲۰۰۸, pp. 343-362. (ISBN ۹۷۸-۲-۰۸۱۲-۱۷۸۵-۰).
  32. Nicolas de Cuse, De Pace Fidei, III,9. 1453.
  33. Michel Despland, La sacrament en Occident. Évolution des idées et du vécu, Paris, Cerf, coll. Cogitatio Fidei, 1979, pp. 228-239. (ISBN ۲-۲۰۴-۰۱۴۴۷-۸)
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  35. Jean-Marc Tétaz, « image de l’Inconditionné », Éléments flow une théorie pos-métaphysique de la sacrament à partir de Habermas et Wittgenstein. in Pierre Gisel et Jean Marc Tétatz (dir.), Théories de la religion, Genève, Labor et Fides, 2002, pp. 41-42. (ISBN ۲-۸۳۰۹-۱۰۵۱-۶) (notice BnF no FRBNF38986284)
  36. John Locke, Lettre sur la tolérance
  37. David Hume, Dialogue sur la sacrament naturelle.
  38. encyclopédie de Diderot et d’Alembert, « Religion », vol. XIV, p. 74, harangue sur le site ARTFL Encyclopédie Project, Université de Chicago – CNRS.
  39. Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat social, « La sacrament civile ».
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  41. Schleiermacher, Discours sur la sacrament flow la défendre contre ses mépriseurs.
  42. Hegel, La positivité de la sacrament chrétienne ; Leçons sur la philosophie de la religion.
  43. Michel Despland, L’émergence des sciences de la religion. La Monarchie de Juillet : un impulse fondateur, coll. Religion et sciences humaines, Montréal et Paris, l’Harmattan, 598 p., 1999. (ISBN ۹۷۸۲۷۳۸۴۸۰۵۹۰)
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  45. a et b Danièle Hervieu-Leger, Faut-il définir la religion ?, Questions préalables à la construction d’une sociologie de la modernité religieuse, in Archives des sciences sociales des religions. N. 63, janvier-mars 1987, pp. 11-30.
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  47. Giovanni Filoramo, Qu’est-ce que la religion ?, Thèmes, méthodes, problèmes, Paris, Cerf, 2007, (ISBN ۹۷۸-۲-۲۰۴-۰۸۲۴۳-۳)
  48. Jean-Paul Willaime, « Faits religieux », dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, Quadrige Dicos poche, 2010, p. 362. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۵۷۶-۷)
  49. Marcel Mauss, cité standard Jean-Paul Willaime, « Faits religieux », dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, Quadrige Dicos poche, 2010, p. 362. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۵۷۶-۷)
  50. Jean Grondin, Philosophie de la religion, Paris, PUF, Que sais-je ?, ۲۰۰۹, pp. 24-25. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۶۹۶۰-۲)
  51. a et b Mircea Eliade, Traité d’histoire des religions, Paris, Payot, 1949, réed. 1990. pp. 16-17, (ISBN ۲-۲۲۸-۸۸۱۲۹-۵). L’idée d’un sacré envisagé en antithesis au scurrilous comme origine de toutes conceptions et activités religieuses s’est imposé au XXe siècle, d’abord dans la sociologie française avec Émile Durkheim, (Les formes élémentaires de la strive religieuse, 1912), Henri Hubert et Marcel Mauss, puis dans la théologie avec notamment Rudolf Otto (Das Heilige, 1917, traduction française Le sacré, Paris, « Petite bibliothèque Payot ») et enfin dans des approches anthropologiques avec Roger Caillois (L’homme et le sacré, Paris Gallimard, 1939, réed. 1988) et Mircea Eliade (Le sacré et le profane, 1957, traduction française 1967, réed. Paris, Gallimard, 1987).
  52. a et b Philippe Borgeaud, « Sacré/Profane », in Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, 2010, pp. 1111-1116.
  53. Daniel Dubuisson, L’Occident et la religion, Bruxelles, éd. Complexes, coll. Mythes, scholarship et idéologie, 1998, 333 p. (ISBN ۲-۸۷۰۲۷-۶۹۶-۶)
  54. Yves Lambert« La Tour de Babel des définitions de la religion », in Social Compass, 1991, vol. 38, N°۱, pp. 73-85.
  55. Pierre Gisel et Jean Marc Tétaz, Théories de la religion, Genève, Labor et Fides, 2002, pp. 41 et 82. (ISBN ۲-۸۳۰۹-۱۰۵۱-۶)
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  100. a, b, c et d Pierre Gisel et Jean-Marc Tétaz (éd.), Théories de la religion, Genève, Labor et Fides, coll. Religions en perspective, 2002, « L’hypothèse : le judgment de sacrament et la sémantique exemplaire des front de famille », pp. 46-49. (ISBN ۲-۸۳۰۹-۱۰۵۱-۶)
  101. Cf Berverlez Clarck, The truth of religion : a vicious introduction, Polity Press, Cambridge, 2008, p.1-7. (ISBN ۹۷۸۰۷۴۵۶۳۸۶۸۳). (éd. 2008 revue et corrigée, 1re éd. 1998, (ISBN ۰-۷۴۵۶-۱۷۳۷-۹))
  102. Catherine Clémentin-Ojha et Rita Hermon-Belot, « Pluralisme » dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger, Dictionnaire des faits religieux, 2010. pp. 923-930. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۵۷۶-۷)
  103. Vincent Goossaert, « L’invention des religions en Chine moderne », in Anne Cheng (dir.), La Pensée en Chine aujourd’hui, Seuil, Folio Essais, Paris, 2007, p. 185-213.
  104. Vincent Goossaert, « L’invention des religions en Chine moderne, op.cit., p. 118.
  105. Collectif ERA, Arnaud Brotons, Yannick Bruneton et Nathalie Kouamé (dir.), État, sacrament et répression en Asie (Chine, Corée, Japon Viêt Nam), Paris, Karthala, 2011, pp. 12-19. (ISBN ۹۷۸-۲-۸۱۱۱-۰۴۴۴-۳)
  106. Vincent Goossaert, Dans les temples de la Chine, op.cit.
  107. Deux campagnes anti-Confucius ont eu lieu en Chine au révolution culturelle. Cf, Anne Cheng, introduction aux Entretiens de Confucius, Seuil, Paris, 1981, p.27-28.
  108. Vincent Goossaert, Dans les temples de la Chine. Histoire des cultes, strive des communautés, éd. Albin Michel, Paris 2000, p. 15.
  109. a et b Catherine Clémentin-Ojha, « Hindouisme », in Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, 2010, p. 498. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۵۷۶-۷)
  110. Catherine Clémentin-Ojha, « Hindouisme », in Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, 2010, p. 491 : « La source d’une identité common hindoue s’élabore dans la rencontre du sous-continent avec l’islam ». (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۵۷۶-۷)
  111. Francis Audiau, L’inde des religions, Paris, Karthala, 1988. p. 35. (ISBN ۲-۸۶۵۳۷-۲۲۳-۵)
  112. a, b et c Catherine Clémentin-Ojha et Rita Hermon-Belot, « Pluralisme », in Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, 2010, p. 423. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۵۷۶-۷)
  113. Catherine Clémentin-Ojha, « Hindouisme », in Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, 2010, p. 495.
  114. a, b, c, d, e et f Catherine Clémentin-Ojha, « Hindouisme », dans Dictionnaire des faits religieux, pp.490-499. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۵۷۶-۷)
  115. Wilfred Cantwell Smith (en), The definition and a finish of religions, 1re éd. 1962, reéd. Fortress Press, 1991. (ISBN ۰-۸۰۰۶-۲۴۷۵-۰)
  116. Le terme « sanskritisation » a été créé en 1952 standard le sociologue indien Mysore Narasimhachar Srinivas. Selon Wendy Doniger, il désigne la façon dont les valeurs sociales védiques, les rites védiques et l’apprentissage du sanskrit se sont infiltrés dans les pratiques et les croyances populaires de l’Inde en partie du fait de ceux qui cherchaient à imiter les Brahmanes. Cf, Wendy Doniger, The Hindus, an choice history, Penguin Book, p. 5. (ISBN ۹۷۸-۰-۱۴-۳۱۱۶۶۹-۱)
  117. a, b et c Francis Audiau, L’Inde des religions, Karthala, Paris, 1988, pp. 38-40. (ISBN ۲-۸۶۵۳۷-۲۲۳-۵)
  118. Paul Hacker, « Inklusivismus » in G. Oberhammer (éd.), Inklusivismus, eine indische Denkform ?, Vienne, Akad, 1983, pp. 11-28.
  119. a et b Wendy Doniger, The Hindus. An choice history, Penguin Book, p.648-649. (ISBN ۹۷۸-۰-۱۴-۳۱۱۶۶۹-۱)
  120. Catherine Clémentin-Ojha, « Hindouisme », dans Dictionnaire des faits religieux, p. 487. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۵۷۶-۷)
  121. Madeleine Biardeau, L’hindouisme, anthropologie d’une civilisation, Flammarion, Paris, 2009. (ISBN ۹۷۸-۲۰۸۱۲۲۷۱۸۷)
  122. (fr) Bernard Faure, Le bouddhisme, éd. Le Cavalier Bleu, Paris, 2004, p. 8 (ISBN ۹۷۸-۲۸۴۶۷۰۰۹۰۰)
  123. Pierre Daniël Chantepie de la Saussaye (de), Manuel d’histoire des religions, trad. Henri Hubert et Isidore Lévy, 1904, p.5
  124. Jean-Louis Vieillard-Baron, Hegel, système et structures théologiques, Cerf, coll. Philosophie et théologie, Paris, 2006.
  125. Pierre Daniël Chantepie de la Saussaye (de), Manuel d’histoire des religions, trad. Henri Hubert et Isidore Lévy, 1904, p.5. Après la partie sur la idea de religion, la partie du cours de Hegel sur les religions déterminées se divise en deux : la sacrament de la inlet et la sacrament de l’individualité spirituelle. La sacrament de la inlet envisagée ici n’est pas la sacrament naturelle des Lumières car, flow Hegel, la raison ou la sacrament n’est pas dans la inlet mais elle embark lorsque l’homme est arraché à l’état naturel. La sacrament de la inlet est ainsi le premier impulse de l’élévation de la demur vers l’absolu. Hegel identifie la magie comme première forme de la sacrament de la inlet et il l’appelle sacrament spontanée. Comptant elles aussi parmi les religions de la inlet viennent ensuite celles dans lesquelles s’opère le « dédoublement de la demur de soi » appelées religions de la substance : la sacrament de la mesure (Chine), la sacrament de la fantaisie (Brahmanisme, Inde) et sacrament de la speculation intérieure (Bouddhisme). Après ces religions de la inlet Hegel inspect les religions qui permettent une transition de la sacrament de la inlet vers la sacrament de la liberté standard lutte flow la subjectivité : la sacrament du bien ou de la lumière (Perse), la sacrament de la douleur (Syrie) et la sacrament du mystère (Égypte). Enfin viennent les religions de l’individualité spirituelle : la sacrament de la sublimité (Juifs), la sacrament de la beauté (Grecs) et la sacrament de futilité ou de la raison (Romains). Après cette « histoire des religions » la toute dernière partie du cours est consacrée à la sacrament absolue, c’est-à-dire au christianisme.
  126. Hegel, Leçons sur la philosophie de la religion, IIIe partie « La sacrament absolue », traduction J. Gibelin, 1954-1959, vol.4, p.45
  127. Jean-Louis Vieillard-Baron, Hegel, système et structures théologiques, Cerf, coll. Philosophie et théologie, Paris, 2006, p. 240.
  128. Hegel, Leçons sur la philosophie de la religion, IIIe partie « La sacrament absolue », traduction J. Gibelin, 1954-1959, t.4, p.9.
  129. Pierre Daniël Chantepie de la Saussaye (de), Manuel d’histoire des religions, trad. Henri Hubert et Isidore Lévy, 1904, p.5.
  130. David Hume, L’histoire naturelle de la religion et autres essais sur la religion, Introduction, traduction et records standard Michel Malherbe, Paris, Vrin, 1980. (ISBN ۹۷۸-۲-۷۱۱۶-۰۳۸۳-۱), aperçu sur Google book
  131. Max Müller, Introduction to a Science of religion, Londres, 1873, p. 123. cité dans Jonathan Z. Smith, Relating Religion, Essais in a Study of Religion, University of Chicago Press, Chicago, 2004, p. 173. (ISBN ۰-۲۲۶-۷۶۳۸۶-۲)
  132. « Animisme », essay de G. Le Moal dans Dictionnaire de l’ethnologie et de l’anthropologie, sous la instruction de Michel Izard et Pierre Bonte, Presses universitaires de France, Paris, 4e éd. coll. « Quadrige. Dicos poche », ۲۰۰۷, p. 72-73 (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۵۹۹۹-۳)
  133. « Philippe Descola, anthropologue : L’animisme est-il une religion ? », propos recueillis standard Nicolas Journet, Les Grands Dossiers des Sciences humaines, n° ۴, décembre 2006/janvier-février 2007, p. 36-39
  134. a, b et c Jean Martin Ouédraogo, « Typologies des religions » dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaires des faits religieux, pp. 1049-1054. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۵۷۶-۷)
  135. Jonathan Z. Smith, Imagining religion, from Babylon to Jonestown, University of Chicago Press, Chicago, 1982, (ISBN ۰-۲۲۶-۷۶۳۵۸-۷)
  136. Jonathan Z. Smith (dir.), Dictionary of Religion, Harper Collins, 1989, réed. 1995.
  137. Jonathan Z. Smith, Relating Religion, Essais in a Study of Religion, University of Chicago Press, Chicago, 2004, p. 172. (ISBN ۰-۲۲۶-۷۶۳۸۶-۲)
  138. Jean Vernette, Dictionnaire des groupes religieux aujourd’hui, Paris, PUF, 2001. « Avant-propos » p.VI. (ISBN ۹۷۸-۲۱۳۰۵۲۰۲۶۹), Encyclopédie des religions, book 1, Histoire, book 2, Thèmes, Bayard.
  139. Vincent Goosseart et David A. Palmer, La doubt religieuse en Chine, CNRS éditions, 2012. (ISBN ۹۷۸-۲-۲۷۱-۰۷۵۳۴-۵)
  140. Le Monde des Religions, N° ۲۱, janvier février 2007.
  141. Thomas Vampouille, « France : criticism est évalué le nombre de musulmans », Le Figaro du 5 avril 2011.
  142. a et b Laurent Testot, « Les religions dans le monde :que disent les chiffres ? », Science Humaine 198, 2008.
  143. Brève présentation de D. B. Barrett et de son childbirth (anglais)
  144. a et b World Christian Encyclopedia, David. G. Barrett (éd), Oxford University Press, 2001. (ISBN ۹۷۸-۰۱۹۵۰۷۹۶۳۰). Données statistiques sur les religions du monde mises à jour flow l’année 2013 sur le site du Gordon Conwell Theological Seminary : Status of Global Mission 2013 », Les chiffres sont arrondis à l’unité la and proche.
  145. adherents.com
  146. http://chartsbin.com/view/3nr

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Classiques[modifier | modifier le code]

  • Émile Durkheim, De la définition des phénomènes religieux (1898) in: Année sociologique, vol. II, 1897-1898, p. ۱ à ۲۸, rubrique « Mémoire originaux », Paris, PUF. Réédition : Journal sociologique p. ۱۴۰-۱۶۵, Paris, PUF, 1969, 728 pages. Collection Bibliothèque de philosophie contemporaine.
  • Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la strive religieuse, le système totémique en Australie (1912). Réédition : introduction de Jean-Paul Willaime, Paris, PUF, Quadrige, 2008. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۶۷۵۱-۶)
  • Sigmund Freud, L’avenir d’une illusion, Paris, Denoël et Steele, 1932, première édition sous le titre Die Zukunft einer Illusion, 1927.
  • William James, L’expérience religieuse (1906).
  • Max Müller, Introduction à la scholarship de la religion (1873).
  • Max Müller, Origine et développement de la religion (1879).
  • Max Weber, Après « L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme » (۱۹۱۰), Économie et société (۱۹۱۰-۱۹۱۳), L’Éthique économique des religions mondiales (1915-1920). Réédition : texte réunis, traduits et commentés standard Jean-Pierre Grossein dans Max Weber, Sociologie des religions, Paris, Gallimard, tel, 1996. (ISBN ۲-۰۷-۰۷۷۹۸۲-۳)

Généralités, théories de la religion[modifier | modifier le code]

  • Mircea Eliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, book 1 : De l’âge de pierre aux mystères d’Eleusis, Payot 1976, book 2 : De Gautama Bouddha au triomphe du christianisme (Payot, 1978), book 3 : De Mahomet à l’âge des réformes (Payot, 1983)
  • Philippe Borgeaud, Aux origines de l’histoire des religions, Paris, seuil, coll. Librairie du XXIe siècle, 2004. (ISBN ۹۷۸-۲۰۲۰۶۱۳۱۹۴)
  • Michel Despland, La sacrament en Occident. Évolution des idées et du vécu, Paris, Cerf, Coditatio Fidei, 1979, 579 p. (ISBN ۲-۲۰۴-۰۱۴۴۷-۸)
  • Daniel Dubuisson, Dictionnaire des grands thèmes de l’histoire des religions : de Pythagore à Lévi-Strauss, Éditions Complexe, 2004.
  • Anthony Feneuil (éd.), L’expérience religieuse. Approches empiriques, enjeux philosophiques, Paris, Beauchesne, 2012.
  • Pierre Gisel et Jean-Marc Tétaz (éd.), Théories de la religion, Genève, Labor et Fides, coll. Religions en perspective, 2002, 414 p. (ISBN ۲-۸۳۰۹-۱۰۵۱-۶)
  • Pierre Gisel, Qu’est-ce qu’une religion ?, Paris, Vrin, Chemins Philosophiques, 2007. (ISBN ۹۷۸-۲-۷۱۱۶-۱۸۷۵-۰)
  • Jean Greisch, Le buisson fervent et les lumières de la raison, L’invention de la philosophie de la religion, t. 1, Paris, Cerf, Philosophie théologie, 2002.
  • Jean Grondin, La philosophie de la religion, PUF, Que sais-je ? no ۳۸۳۹, ۲۰۰۹٫ (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۶۹۶۰-۲)
  • Danièle Hervieu-Léger et Régine Azria (dir.), Dictionnaire des faits religieux, PUF, Paris, 2010 (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۵۷۶-۷)
  • (en) Hillary Rodrigues and John S. Harding, Introduction to a Study of Religion, Routledge, New York, 2009, (ISBN ۹۷۸-۰-۴۱۵-۴۰۸۸۸-۲).
  • (en) Mark C. Taylor (sous la instruction de), Critical Terms for Religious Studies, Chicago, 1998.
  • Michel Malherbe, Les religions de l’humanité. Paris, Criterion, 2004 (rééd.), 701 p. (ISBN ۹۷۸-۲۷۴۱۳۰۱۹۱۲)
  • Jean-Paul Willaime, Sociologie des religions, Paris, PUF, Que sais-je ?, ۲۰۱۰٫ (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۸۴۵۲-۰)
  • André Couture, Sur la piste des dieux, Montreal, Médiaspaul, 2009. (ISBN 2894207891)

Essais[modifier | modifier le code]

  • Jacques Bouveresse, Peut-on ne pas croire ?, Sur la vérité, la croyance et la foi, Paris, Agone, Banc d’essais, 2007. (ISBN ۹۷۸-۲-۷۴۸۹-۰۰۶۸-۲).
  • Bertrand Binoche, Religion privée, opinion publique, Paris, Vrin, 2012. (ISBN ۹۷۸-۲-۷۱۱۶-۲۴۱۳-۳)
  • Jacques Derrida, Foi et savoir, Paris, Seuil, Points-Essais, 2001, (1re éd. 1996), 133 p. (ISBN ۹۷۸-۲-۰۲-۰۴۷۹۸۶-۸)
  • Daniel Dubuisson, L’Occident et la religion. Mythes, sciences et idéologie, Paris, éd. Complexe, 1998. (ISBN ۲-۸۷۰۲۷-۶۹۶-۶)
  • Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde, Une histoire politique de la religion, Paris, Gallimard, 2005, (ISBN ۹۷۸-۲-۰۷-۰۳۲۹۴۳-۴)
  • Marcel Gauchet, Un monde désenchanté ?, Paris, Agora, Pocket, 2007, (ISBN ۹۷۸-۲-۲۶۶-۱۶۵۶۵-۵)
  • Olivier Roy, La sainte ignorance. Le temps de la sacrament sans culture, Paris, Seuil, coll. La couleur des idées, 2008. (ISBN ۹۷۸-۲-۰۲-۰۹۳۲۶۶-۰)
  • Jean-Claude Monod, Sécularisation et Laïcité, PUF, Philosophies no ۱۹۳, Paris, 2007. (ISBN ۹۷۸-۲-۱۳-۰۵۴۱۸۰-۶)
  • John Scheid, Religion et piété à Rome, 1re éd. 1978, Albin Michel, Paris, 2001.
  • Paul Veyne, Les Grecs ont-ils cru en leurs mythes ?, Paris, Seuil, Points-Essais.
  • Jean C. Baudet, Curieuses histoires de la pensée – Quand l’homme inventait les religions, Bruxelles, Jourdan, 2011, 601 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Enseignement du fait religieux
  • Étymologie de religion
  • Histoire des religions
  • Relation entre scholarship et religion
  • Religion (histoire des idées)
  • Sciences des religions

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Portail des religions et croyances
  • Portail de la spiritualité
  • Portail de la théologie

Article source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Religion

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